Université de Sherbrooke    Lettres et sciences humaines   École de politique appliquée
Bilan du siècle
Site encyclopédique sur l'histoire du Québec depuis 1900
Mots-clé       Catégories       Années       Élections       Repères            


JOSEPH GIUNTA 1911? 2001 Un héritage culturel imposant. Fruit de 70 ans de créativité. Peintures, montages, collages, assemblages et constructions. Film documentaire primé. (1911-2001) Artiste peintre

JOSEPH GIUNTA, 1911 ? 2001 «L'artiste veut transcender le monde qui l'entoure, en imprégner son esprit et parfois, comme cela demande du temps, il doit envisager de vivre très longtemps »[1]. Né à Montréal en 1911, Joseph Giunta étudie au Monument National, et à l?école des Beaux-Arts de Montréal jusqu?en 1927. Il se perfectionne durant cinq autres années auprès d?Edmond Dionnet. En 1931, à l?age de 20 ans il est accepté pour la première fois au Salon du Printemps tenu au Musée des Beaux-Arts de Montréal. En 1936 il présente sa première exposition au Fine Art Department du magasin Eaton de Montréal, au côté du paysagiste Marc-Aurèle Fortin. En 1956 il effectue un voyage d'étude en France et en Italie. En 1970, il est invité par le Gouvernement du Québec à montrer ses toiles au Pavillon du Québec de l'exposition universelle d'Osaka alors que la galerie Zannetin fait circuler une exposition itinérante de son travail[2]. En 1975, la mort prématurée d?Enzo son fils unique, devient le catalyseur d?une longue série d??uvres percutantes, réalisées entre les entrailles d?un sous-sol obscur et humide. Dévasté, le solitaire Giunta se réapproprie tous les objets d?un univers qui lui est propre (jouets, manuscrits, bijoux, vêtements?), afin que la matière exorcise ses souffrances, que de la couleur émerge un monde nouveau, plus tolérable... Un acte de sublimation pour la préservation de l?âme, avant l?anéantissement. Les constructions qui prennent alors forme et les couleurs qui jaillissent deviennent prétexte à exacerber la matière, à la conduire vers des chemins insoupçonnables. L?espérance de l?être en devenir ou le salut de l?âme? À partir de ce moment, il pose comme nécessité impérative de son art l?accomplissement d?une construction qui, sous couvert d?amalgames, allie la géométrie et l?organique. Ses oeuvres deviennent une pure question de poésie construite selon l'ordre du monde qu'impose la matière pour le seul jeu du plan pictural[3].


En référence: [1] Entrevue de Joseph Giunta et Pepita Ferrari , décembre 2000. [2] Bernard Paquet in Joseph Giunta, peintre et constructeur postmoderne, Bernard et Françoise Le Gris, Joseph Giunta, peintre et constructeur postmoderne, Catalogue d?exposition, Montréal, Maison de la culture Frontenac, 2001, p. 19 à 47. [3] Ibid.
En complément: Joseph Giunta, peintre et constructeur postmoderne Dépôt légal: 2001 Bibliothèque nationale du Canada Bibliothèque nationale du Québec ISBN 2-7647-0102-0



Sur Bilan du siècle

Guide de Recherche
Partenanires du Bilan
À propos du Bilan du siècle
Élections générales
Politique et société

Liens externes

Perspective monde
Dimension
Institut de la statistique du Québec
Observatoire des politiques publiques
Cahiers de recherche

Textes et sites

L'impasse souverainiste
Tous dans la classe moyenne
Taxation et budgets: l'opinion publique québécoise
La société du patrimoine politique du Québec
Options politiques

Directeur: Jean-Herman Guay Tous droits réservés - Bilan du Siècle     Université de Sherbrooke