Camillien Houde (1889-1958) Homme politique

 

Un des rares hommes politiques à avoir été élu au niveau municipal, provincial et fédéral, il fait son entrée à l'Assemblée législative en 1923, comme député conservateur. Chef de son parti de 1929 à 1932, son départ ouvre la porte au leadership de Maurice Duplessis. Il sera élu une autre fois à l'Assemblée législative, en 1939, mais ce sont surtout ses mandats à la mairie de Montréal qui le font connaître à la grandeur du Québec. Premier magistrat de la métropole de 1928 à 1932, de 1934 à 1936 et de 1938 à 1940, il est suspendu de son poste, en 1940, et interné dans le camp de Petawawa pour avoir fait campagne publiquement contre l'enregistrement national. Personnage coloré au style populiste, il est accueilli en héros à sa libération, en 1944. Il reprend ses fonctions de maire jusqu'en 1947 et obtient une forme de revanche en étant élu à la Chambre des communes comme candidat indépendant, en 1949. En considérant son dernier passage à la mairie, entre 1950 et 1954, «Monsieur Montréal» aura mené les destinées de sa ville pendant environ une quinzaine d'années.


En référence:

L'Encyclopédie du Canada : édition 2000, Montréal, Stanké, 2000, p.1206. Bibliothèque de la législature, Répertoire des parlementaires québécois, 1867-1978, Québec, 1980, p.282. Paul-André Linteau, René Durocher, Jean-Claude Robert, François Ricard, Histoire du Québec contemporain: le Québec depuis 1930, Montréal, Boréal, 1986, p.58-59.

En complément:

Hertel La Roque, Camillien Houde, le p'tit gars de Ste-Marie, Montréal, Éditions de l'Homme, 1961, 157 p. Louis-Martin Tard, Camilien Houde: le cyrano de Montréal, Montréal, XYZ éditeur, 1999, 274 p. Robert Rumilly, Histoire de la province de Québec, Tome XXX: Camilien Houde, Montreal, Fides, 1958, 256 p.


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