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Bilan du siècle
Site encyclopédique sur l'histoire du Québec depuis 1900
L'histoire électorale du Québec de 1867 à 2017
Analyses, carnets électoraux, tableaux
500 pages documentées et référencées
Jean-Herman Guay (politologue) et Serge Gaudreau (historien)

Disponible aux Presses de l'Université Laval
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Simon-Napoléon Parent (1855-1920) Homme politique

Député libéral à l'Assemblée législative à partir de 1890, cet avocat natif de Beauport est également maire de Québec, de 1894 à 1906, et président fondateur de la Compagnie du pont de Québec. Ministre des Terres, Forêts et Pêcheries depuis 1897, il succède à Félix-Gabriel Marchand au poste de premier ministre du Québec lorsque celui-ci décède, en 1900. Sa politique de développement des richesses naturelles par le capital étranger améliore la situation financière du gouvernement, mais lui attire aussi plusieurs critiques. Malgré ses victoires aux élections générales de 1900 et 1904, son style autocratique et des accusations de corruption le poussent à la démission, en 1905. Lomer Gouin, un ministre libéral qui a joué un rôle important dans ce renversement, le remplace la même année.


En référence: L'Encyclopédie du Canada: édition 2000, Montréal, Stanké, 2000, p.1802. Bibliothèque de la législature, Répertoire des parlementaires québécois, 1867-1978, Québec, 1980, p.442-443, Paul-André Linteau, René Durocher, Jean-Claude Robert, Histoire du Québec contemporain: de la Confédération à la crise (1867-1929), Montréal, Boréal Express, 1979, p.557-558, 577-579.
En complément: Charles-Marie Boissonnault, Histoire de la politique de la province de Québec (1867-1920), Québec, Éditions Frontenac, 1936, p. 175-195. Robert Rumilly, Histoire de la province de Québec: Simon-Napoléon Parent, Montréal, Éditions Bernard Valiquette, 1944, 246 p. Louis-Marie Côté et al., Les maires de la vieille capitale, Québec, Société historique de Québec, 1980, p.53-56.
Compléments biographiques

Né à Beauport (Québec), le 12 septembre 1855

Candidat du Parti libéral élu à l'Assemblée législative dans Saint-Sauveur (1890, 1892, 1897, 1897*, 1900, 1904)

Élu conseiller municipal dans le quartier Saint-Vallier, à Québec (1890 - 1894)
Maire suppléant (1892), puis maire de Québec (2 avril 1894 - 12 janvier 1896)

Premier ministre du Québec et président du Conseil exécutif (3 octobre 1900 - 21 mars 1905)
Commissaire des Terres, Forêts et Pêcheries (3 octobre 1900 - 2 juillet 1901)
Commissaire des Terres, Mines et Pêcheries (2 juillet 1901 - 23 mars 1905)
Trésorier intérimaire (8 juillet au 6 octobre 1903)

Décédé à Montréal, le 7 septembre 1920

Lorsqu'il devient premier ministre : 45 ans et 21 jours
Lorsqu'il quitte : 49 ans, 6 mois et 9 jours
Il a été premier ministre pendant : 4 ans, 5 mois et 18 jours (1901-1905)

* Il s'agit d'une élection partielle

Référence : site de l'Assemblée nationale du Québec http://www.assnat.qc.ca/fr/deputes/parent-simon-napoleon-4777/biographie.html

Dans les médias

«...Tous les efforts de la députation ont tendu à faire croire au monde que M. Parent s'en allait de son plein gré, mais c'était trop difficile, et de le tenter seulement c'était déjà ridicule. Ainsi comment se défendre de rire lorsque la Chambre, à la séance d'hier, élevait jusqu'aux nues l'homme même qu'elle avait mis quinze jours à pousser doucement par les épaules ? (...) Les adversaires reconnus de M. Parent ont eu le bon esprit de se taire. Cependant, ce n'en était pas moins le dernier hommage officiel de la Chambre, et il impressionnait singulièrement l'auditoire qui connaissait toute l'histoire de l'expulsion de M. Parent. On sentait que ce n'était pas sérieux ; et chaque instant le fou rire menaçait d'éclater devant la comédie funèbre (...) Malgré toute l'éloquence dépensée par la phalange des fidèles, on ne parvenait pas à découvrir sur le visage de la majorité des députés la moindre expression de vrai regret. Les uns ne cherchaient même pas à déguiser leur joie et quant aux autres, leur vrai sentiment avait déjà été traduit par M. McCorkill lorsqu'il réédita la vieille formule : Le roi est mort. Vive le roi ! »

« Lettre provinciale », La Patrie, 23 mars 1905, p. 8.


«...Mr. Parent is to be congratulated. He has finally succeeded in resigning with Kuropatkinesque dignity (allusion au général russe Alexeï Kouropatkine). That general never retired because he wanted to do so, but he twiced managed to do it in such a way as to convince his admirers that it was exactly what he desired to do. Mr. Parent's friends will always proclaim that he resigned because his physical condition compelled him to do so, and the public records will support them. »

Sans titre, The Gazette, 22 mars 1905, p. 6.



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