
Originaire de Lévis, il travaille pendant onze ans à la législative du Québec où il rapporte les débats. Il occupe ensuite un poste de sténographe à la Chambre des communes, à Ottawa. Pendant ses moments libres, il s'instruit sur la coopération financière, ce qui l'amène à fonder la première caisse populaire du Québec à Lévis, en 1900. Cette façon de gérer le crédit a le double objectif d'aider les Canadiens français à s'émanciper et de freiner l'exode vers les États-Unis. Par la suite, il s'occupe de l'administration de cette caisse et favorise l'accroissement du mouvement, ce qui se traduit par l'ouverture de plusieurs caisses un peu partout en province. Miné par la maladie, il met un terme à son implication vers 1916. Le mouvement qu'il a initié continuera cependant de croître, au point de devenir, au cours de la seconde moitié du siècle, un acteur important sur la scène financière québécoise.
En complément: Réal Bertrand, Alphonse Desjardins, Outremont, Lidec, 1983, 64 p. Stanilas Vachon, Alphonse Desjardins, fondateur des caisses populaires : un modèle pour la jeunesse, Charlesbourg, S. Vachon, 1962, 43 p. Yves Roby, Les caisses populaires : Alphonse Desjardins, 1900-1920, Lévis, La Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins, 1975, 113 p. Jacques Lamarche, Alphonse Desjardins, un homme au service des autres, Montréal, Éditions du Jour, 1977, 173 p. Majella St-Pierre, Alphonse Desjardins : entrepreneur, Montréal, Éditions Transcontinental, 2001, 193 p.
