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Gilles Vigneault (1928-) Auteur, compositeur, interprète

Né en 1928 à Natashquan, il termine un cours classique à Rimouski avant de s'inscrire en lettres à l'Université Laval. Dans les années 50, ce talentueux compositeur écrit quelques textes qui seront popularisés par des interprètes tels que Colette Renard, Pierre Clavé, Claude Léveillée, les Compagnons de la chanson et Monique Leyrac. Sa rencontre avec Jaques Labrecque sera déterminante pour sa carrière puisque le folkloriste lui consacre tout un album, contribuant ainsi à populariser ses premières chansons. Plusieurs de ses premiers textes connaissent beaucoup de succès, notamment «Jos Hébert», «Amenez-en de la pitoune», «Jos Montferrand» et «Jack Monoloy». Sa participation à l'ouverture de la Boîte à chanson de Gérard Thibault, à Québec, lui permet de prendre contact avec le public. Il y rencontre Gaston Rochon qui devient son pianiste et arrangeur. Leur collaboration s'étendra sur près de 20 ans. En 1963, il débute une carrière en France qui prendra de l'ampleur au fil des ans. Au Québec, son succès est instantané. Ses talents de conteur, ses personnages, ses musiques aux teintes folkloriques rejoignent la grande majorité des Québécois, en quête d'identité. Avec la montée du mouvement indépendantiste, au cours des années 70, il est perçu comme celui qui permet de ne pas oublier les racines, celui qui perpétue les traditions. Plusieurs de ses chansons seront adoptées par l'ensemble des Québécois comme de véritables hymnes à la nation: «Gens du pays», «Les gens de mon pays» et «Il me reste un pays». Lors du référendum de 1980, ce chanteur engagé milite activement en faveur du projet souverainiste. Sa carrière se poursuit au Québec comme en France où il se produit sur les plus grandes scènes, accompagné par les plus grands orchestres et les meilleurs musiciens, dont ses proches collaborateurs Gaston Rochon et Robert Bibeau. Au cours des années 80, il écrit plusieurs contes, chansons ou comptines pour enfants dont il affectionne particulièrement la présence. Son parcours est semé de prix et de marques de reconnaissance. Le classique «Mon pays», interprété par Monique Leyrac, reçoit le premier prix de la chanson de Sopot en Pologne (1965). Il recevra également le prix Calixa-Lavallée de la Société Saint-Jean-Baptiste (1966), et le prix Denise-Pelletier, pour l'ensemble de son ?uvre au Québec. Reçu Chevalier de l'Ordre de la Pléiade en France (1977), il est également nommé Chevalier de l'Ordre national du Québec, en 1984. En 1990, il fête ses trente ans de vie artistiques en recevant divers hommage en France comme au Québec. Il continue de s'impliquer auprès de la jeunesse en parcourant le réseau des cégeps et en participant au festival en chansons de Petite Vallée. Son oeuvre est phénoménale. Parmi ses chansons les plus célèbres, soulignons «Mon pays», «Tam ti delam», «Jack Monoloy», «Les gens de mon pays», «Le doux chagrin», «Ah que l'hiver», «Tout l'monde est malheureux», «Gens du pays» et «Il me reste un pays».

Extrait de «Mon pays» :
«Mon pays ce n'est pas un pays c'est l'hiver
Mon jardin ce n'est pas un jardin c'est la plaine
Mon chemin ce n'est pas un chemin c'est la neige
Mon pays ce n'est pas un pays c'est l'hiver»


En référence: Robert Thérien, Isabelle D'Amours, Dictionnaire de la musique populaire au Québec 1955-1992, Institut québécois de recherche sur la culture, 1992. // Robert Giroux, Constance Havard, Rock La Palme, Le guide la chanson qué.bécoise, éd. Triptyque, 1991. Robert Léger, La chanson québécoise en question, Coll. «En question», Montréal, Québec/Amérique, 2003, p.55-57, 60-61.
En complément: Donald Smith, Gilles Vigneault: conteur et poète, Montréal, Québec/Amérique, 1984, 158 p. Jean-Paul Sermonte, Gilles Vigneault : le poète qui danse, Monaco, Éditions du Rocher, 1991, 185 p. Aline Robitaille, Gilles Vigneault, Montréal, Éditions de l'Hexagone, 1968, 148 p. Robert Fournier, Gilles Vigneault, mon ami, Montréal, La Presse, 1972, 205 p.



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