Marie Gérin-Lajoie (1890-1971) Activiste sociale

 

Cette jeune fille est initiée dès sa plus tendre enfance au féminisme par sa mère Marie Lacoste-Gérin-Lajoie. En 1911, elle arrive première de sa promotion et devient la première Canadienne française à recevoir un baccalauréat ès arts par le biais de la Congrégation de Notre-Dame. Ne pouvant poursuivre plus loin ses études au Québec, elle s'initie aux sciences sociales en autodidacte. En 1918, elle s'inscrit en service social à l'Université Columbia de New York. De retour à Montréal, elle se consacre aux familles défavorisées en inaugurant un travail d'action social auprès des femmes et des familles. Ce n'est que par la voie de la communauté religieuse qu'elle pourra mettre son projet de l'avant. En 1923, elle fonde l'Institut Notre-Dame du Bon-Conseil qui mène à l'ouverture de centres sociaux, de terrains de jeux et de maisons d'hébergement dans plusieurs paroisses défavorisées. En 1931, elle ouvre sa propre école d'action sociale. En 1939, elle prend part à l'ouverture de l'école de service social de l'Université de Montréal où elle dispense les premiers cours.


En référence: Maryse Darsigny, Francine Descarries, Lyne Kurtzman, Évelyne Tardy (sous la direction de), Ces femmes qui ont bâti Montréal, Montréal, éd. du Remue-ménage, 1994, p.151.
En complément: Hélène Pelletier-Baillargeon, Marie Gérin-Lajoie, Montréal, Boréal, 1985, 382 p. Marcienne Proulx, L'action sociale de Marie Gérin-Lajoie, 1910-1925, Sherbrooke, Université de Sherbrooke, 127 p.

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