Jules Fournier (1884-1918) Journaliste

 

Au cours de sa courte vie, ce journaliste qui aime la polémique réussit à en impressionner plusieurs. Brillant élève, il continue, malgré son rejet de l'école en 1902, de s'instruire par lui-même. À partir de 1903, il travaille pour différents quotidiens, dont «La Presse» et «Le Canada», et publie divers articles sous le pseudonyme Pierre Beaudry. Durant cette même période, il écrit, en l'espace d'une semaine, un roman parodique: «Le crime de Lachine». Il paraît l'année suivante en feuilleton dans «Le Canada». Après avoir collaboré au journal «Le Nationaliste», il en devient le directeur en 1908. Son style polémique l'amène à faire face à plusieurs poursuites judiciaires (par Adélard Turgeon, Louis-Alexandre Taschereau etc. ...) Il fait même quelques jours de prison au cours desquels il trouve l'inspiration pour rédiger «Souvenirs de prison». C'est en 1911 qu'il parvient à fonder son propre journal intitulé «L'Action». Il le gardera jusqu'à sa disparition en 1916. Quelques années plus tard, en 1917, il se voit octroyer le poste de traducteur au Sénat. Il ne l'occupera malheureusement pas longtemps car il décède au printemps 1918 des suites d'une maladie. Dans les années qui suivent, paraîtront certains de ses écrits, dont «L'anthologie des poètes canadiens» ainsi que «Mon encrier», un recueil d'articles politiques et littéraires. Pour rendre hommage à cet important talent littéraire, le Conseil de la langue française a créé un prix qui est décerné annuellement en son nom.


En référence:

Laurent Mailhot dans Dictionnaire biographique du Canada, volume 14, de 1911 à 1920, Québec, Presses de l'université Laval, 1998, p.406-407.

En complément:

Adrien Thério, Jules Fournier, journaliste de combat, Montréal, Fides, 1954, 245 p. Jules Fournier, Jules Fournier, Montréal, Fides,1957, 92 p.


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