Charles Gill (1871-1918) Artiste, professeur

 

Élève médiocre et indiscipliné, cet artiste essuie de nombreux échecs au cours de ses études primaires et collégiales. Sa vie prend un nouveau tournant en 1888 alors qu'il fait la rencontre d'un peintre américain, Georges de Forest Brush, qui le prend sous son aile. Il étudie à l'Association des Beaux-Arts de Montréal avant de partir pour la France en 1890 où il séjourne pendant quatre années. Durant son périple à Paris, il fréquente les milieux littéraires, se lie d'amitié avec des gens du milieu, assiste à de nombreuses pièces de théâtre, visite les plus beaux établissements et approfondit ses propres notions de l'art. En revenant à Montréal, il ouvre son propre atelier sur la rue Saint-Denis. Membre de l'École littéraire de Montréal à partir de 1896, il découvre l'art du journalisme, de la poésie et du conte. Nommé président de l'École en 1912, il enseigne le dessin, la peinture et l'écriture pour s'assurer un revenu plus stable. Ayant une vie de bohème, sa relation avec sa femme s'envenime et aboutit à leur séparation en 1913. Il vit ses dernières années dans la maladie et décède en 1918 des suites de la grippe espagnole. Plusieurs de ses oeuvres seront publiées après sa mort, comme sa poésie en un volume intitulé «Cap éternité» et «Les étoiles filantes». L'ensemble de son oeuvre comporte environ une cinquantaine de portraits, une centaine de paysages et un certain nombre d'études et de croquis dont les principales sources d'inspiration sont le Saguenay, Pierreville et Odanak (une communauté de la nation des Abénakis au Québec, près de Saint-François-du-Lac) .


En référence:

Paul Wyczynski dans Dictionnaire biographique du Canada, volume 14, de 1911 à 1920, Québec, Presses de l'université Laval, 1998, p.443-445. L'Encyclopédie du Canada: édition 2000, Montréal, Stanké, 2000, p.1065.

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