Joseph-Papin Archambault (1880-1966) Homme d'Église

 

Après avoir fait son éducation religieuse au Collège Sainte-Marie de Montréal, il est ordonné prêtre en 1912 puis entre chez les Jésuites. À la fin de sa scolarité, il enseigne à son ancien collège de 1904 à 1909. Il est l'instigateur du premier système de retraites fermées pour le renouvellement moral chez les Canadiens français. Inspiré par le pape Léon XIII, il se joint à la fondation de l'École sociale populaire en 1911. En 1921, il met sur pied les Semaines sociales du Canada, qu'il dirige pendant 40 ans dans le but d'élever la conscience de la petite bourgeoisie et de l'élite clericale. Il collabore également à la fondation de la Ligue des droits du français, en mars 1913, et de la Ligue d'Action française, en 1917. Celle-ci produit une publication nationaliste, «L'action française», qui est dirigée par l'abbé Lionel Groulx. Fervent activiste, il contribue notamment au lancement de la Ligue d'action nationale en 1933. Durant les année 30 et 40, ce religieux fait une guerre acharnée au communisme et au socialisme, plus précisément à la Co-Opérative Commonwealth Federation (CCF), une formation politique qui a de solides assises dans l'ouest du pays.


En référence:

L'Encyclopédie du Canada: édition 2000, Stanké, Montréal, 2000, p.114

En complément:

Richard Arès, Le père Joseph-Papin Archambault, s.j. (1880-1966) : sa vie, ses oeuvres, Montréal, Éditions Bellarmin, 1983, 175 p.


  ©  Tous droits réservés - Bilan du Siècle Perspective monde