Marcel Pepin (1926-2000) Syndicaliste

 

Diplômé de l'École des sciences sociales de l'Université Laval, il fait ses premières armes dans le syndicalisme au sein de la Confédération des travailleurs catholiques du Canada (CTCC). D'abord négociateur pour la Fédération nationale du textile, puis de la métallurgie, il gravit les échelons de la centrale, devenue la Confédération des syndicats nationaux (CSN) en 1961, avant d'accéder à sa présidence en 1965. Ses mandats sont marqués par un radicalisme accru et plusieurs épisodes mouvementés dont la grève des «gars de Lapalme» et le Front commun de 1972 qui lui vaudra une peine d'emprisonnement. Son influence dans le milieu syndical atteint un nouveau sommet en 1973 alors qu'il accède à la présidence de la Confédération mondiale du travail (CMT), un organisme international qui compte environ 14 millions d'adhérents. Il quitte la direction de la CSN en 1976 mais demeure très actif, comme en témoigne son élection à la tête du Mouvement socialiste du Québec en 1982. Il a été professeur à l?École des relations industrielles de l?Université de Montréal de 1980 à 1990.


En référence:

Jacques Rouillard, Histoire de la CSN: 1921-1981, Montréal, Boréal Express, 1981, p.215-293. L'Encyclopédie du Canada: édition 2000, Montréal, Stanké, 2000, p.1847.

En complément:

Jacques Rouillard, Histoire du syndicalisme québécois, Montréal, Boréal, 1989, 535 pages.


  ©  Tous droits réservés - Bilan du Siècle - Directeur: Jean-Herman Guay Perspective monde