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Jean-Louis Roux (1923-2013) Homme de théâtre

Fils de médecin, il fait son baccalauréat au Collège Sainte-Marie puis s'inscrit en médecine à l'Université de Montréal. Il débute au théâtre en 1942 dans la pièce «L'Échange», de Ludmilla Pitoëff, présentée par les Compagnons de Saint-Laurent. Il obtient une bourse en 1946, ce qui l'incite à abandonner ses études de médecine pour étudier le théâtre à Paris. De retour à Montréal, il fonde avec Éloi Grandmont le Théâtre d'essai qui deviendra, en 1951, le Théâtre du Nouveau Monde (TNM). Avec Grandmont, il produit en 1949 «Un fils à tuer», avant de jouer pour la première fois au TNM en 1951 dans la pièce «L'Avare», auprès de Jean Gascon et Éloi Grandmont. Il met par la suite en scène une quarantaine de productions au TNM dont il est le secrétaire général, de 1953 à 1963, puis le directeur artistique, de 1966 à 1981. En 1969, son travail est récompensé par le prix Victor-Morin, puis, en 1977, par le prix Molson. Il rédige également des scénarios pour la télévision et la radio puis joue des rôles dans «Les Plouffe» et «Septième nord». Il apparaît aussi au cinéma, notamment dans «Cordelia» de Jean Beaudin et «L'Empereur du Pérou» de Fernanco Arrabal. Président de la Société des auteurs et du Centre canadien du théâtre, puis directeur général du l'École nationale de théâtre du Canada de 1981 à 1987, il est plongé dans la controverse en 1994 alors que le premier ministre Jean Chrétien le nomme au Sénat puis, deux ans plus tard, au poste de lieutenant-gouverneur du Québec. Bien connu pour ses positions fédéralistes, il est accueilli avec beaucoup de réserve par le gouvernement du Parti québécois lors de son assermentation. Au coeur d'une polémique qui remonte à ses années d'étudiant, il quitte ses fonctions après à peine quelques mois. Il occupera par la suite la présidence du Conseil des Arts du Canada et sera récompensé, en 2004, du prix du Gouverneur général.


En référence: L'Encyclopédie du Canada: édition 2000, Montréal, Stanké, 2000, p.2194. Jean Cournoyer, La mémoire du Québec de 1534 à nos jours: répertoire de noms propres, Stanké, 2001, p.1421-1422.



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