
Fils d'un politologue de renom, il fait de longues études au Québec et en Europe avant d'entreprendre une carrière dans l'enseignement. Spécialiste de l'administration publique, il collabore à plusieurs publications. Ardent défenseur du fédéralisme, il fait de nombreuses interventions dans les médias, notamment lors de la camapgne référendaire de 1995. L'année suivante, il fait son entrée à la Chambre des communes sous la bannière libérale à la suite d'une élection partielle qu'il remporte aisément. Le premier ministre Jean Chrétien le nomme président du Conseil privé de la Reine pour le Canada et en fait son ministre des Affaires gouvernementales, un portefeuille qui l'amène à croiser le fer à plusieurs reprises avec le gouvernement du Parti québécois qui règne à Québec. Cible privilégiée des nationalistes québécois, il obtient une grande victoire en mars 2000 alors que son projet de loi C-20 sur la clarté référendaire est adopté par la Chambre des communes. En 2001, on ajoute à ses fonctions la responsabilité du dossier des langues officielles. D'abord évincé du cabinet par le nouveau premier ministre Paul Martin, il se voit confier la responsabilité du ministère de l'Environnement après la victoire électorale du 28 juin 2004. En décembre 2006, Stéphane Dion déjoue tous les calculs en remportant la course au leadership du Parti libéral du Canada.
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