Communauté juive

 

Communauté juive

Alex-Anna Holland-Scollan
Ce document a été généré dynamiquement par le Bilan du siècle.
Université de Sherbrooke - 2003-11-02
Événements

1917 - Ouverture d'une première épicerie Steinberg à Montréal
Ida Roth Steinberg ouvre une première épicerie pour faire vivre ses six enfants qu'elle élève seule. Ce commerce est situé sur la rue Saint-Laurent, la «Main», à Montréal.

Ida Steinberg quitte sa Hongrie natale en 1911 pour venir s'établir en Amérique. Elle choisit Montréal comme terre d'accueil et doit bientôt subvenir seule aux besoins de ses six enfants. Avec un remarquable sens des affaires et l'aide de ses enfants, elle conduit l'entreprise qu'elle dirige, une épicerie, vers le succès. En 1942, elle lègue à ses enfants une compagnie prospère en pleine expansion. Son fils Sam prendra alors sa relève. Il fera de Steinberg une des entreprises dominantes dans le domaine de l'alimentation au Québec avec ses 115 magasins. La chaîne Steinberg sera démantelée en 1992. [détails]

4 avril 1930 - Adoption par l'Assemblée législative du Québec d'une loi créant une commission scolaire juive
Le gouvernement libéral de Louis-Alexandre Taschereau fait adopter par l'Assemblée législative la Loi constituant la Commission scolaire des écoles juives de Montréal. Celle-ci aura les mêmes droits et pouvoirs que les corporations similaires. La Commission scolaire juive sera administrée par sept membres de confession judaïque, dont un président.

Devant l'opposition que soulève cette loi, certains modérés «intégrationistes» de la communauté juive préfèrent négocier un arrangement avec les commissaires protestants et renoncer à un système scolaire séparé. Rappelons qu'en 1924, 40 % des élèves de la Commission des écoles protestantes du grand Montréal étaient d'origine juive. Plusieurs de ces élèves étaient regroupés dans des classes particulières alors que quelques écoles étaient uniquement de confession judaïque. [détails]

1938 - Formation du Comité national canadien pour les réfugiés et les victimes de la persécution politique
Cet organisme, qui deviendra plus tard le Comité national canadien pour les réfugiés, lutte pour que le gouvernement canadien se dote d'une meilleure politique d'accueil aux réfugiés.

Ce comité est formé dans le contexte de la persécution faite envers les Juifs et d'autres groupes ethniques qui tentent de quitter l'Allemagne pour se réfugier au Canada. Cairine Wilson, première femme nommée au Sénat canadien, déclare à ce sujet : «Nous avons assez d'espace et de courage pour accueillir au Canada une bonne part de tous ces malheureux (...) Le Canada a une des plus faibles densités de population du monde et il possède des ressources naturelles en abondance. Notre population a suffisamment le sens des responsabilités pour participer à cet accueil, qui se justifie à la fois d'un point de vue économique et humanitaire.» [détails]

1940 - Arrivée à Québec d'un premier groupe de ressortissants allemands, italiens et autrichiens de la Grande-Bretagne
Le gouvernement britannique demande au Canada de recevoir quelques ressortissants d'États ennemis qui sont perçus comme une menace.

Ottawa accepte d'accueillir ces ressortissants qui demeureront au Canada, dans des camps, jusqu'en 1943. [détails]

1 mai 1948 - Assouplissement de la politique canadienne d'immigration
À la suite d'un du discours du premier ministre William Lyon MacKenzie King, le gouvernement libéral décide de rendre plus flexibles les critères de discrimination utilisés pour la sélection des immigrants.

Le 28 mai 1946, le gouvernement annonce qu'il permettra aux familles néo-canadiennes de parrainer l'immigration de leurs proches parents. Le 7 novembre de la même année, il annonce des mesures d'urgence pour aider la réinstallation des réfugiés et des personnes déplacées en Europe suite à la Deuxième Guerre mondiale. Ces deux mesures marquent un tournant et un adoussissement de la politique d'immigration canadienne. King affirme que cette décision est nécessaire pour encourager la croissance de la population du Canada. Mais pour calmer les esprits douteux, King soutient que le nombre d'arrivant sera proportionnel à la capacité d'absortion de l'économie canadienne. Cette décision favorisera la diversification de l'immigration au Canada. Autour de 125 000 personnes de diverses origines entreront au pays au cours de l'année 1947. [détails]

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