Théâtre et télévision

 

Théâtre et télévision

Marie-Josée Nadeau
Ce document a été généré dynamiquement par le Bilan du siècle.
Université de Sherbrooke - 2004-04-17
Images

Claude Léveillé dans son habit de Clo-Clo le clown, émission pour enfant

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© Le Coz

Jacques Normand, animateur et chansonnier

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© Antoine Desilets

Gilles Pelletier, comédien

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© Théâtre Le Rideau vert

Olivier Guimond, comédien

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© Antoine Desilets

La comédienne Marie Tifo dans la pièce «Le couple - la révolte - la nuit et le moment», présentée au TNM

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© Théâtre du Nouveau Monde (TNM)

Pierre Nadeau

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© nd

Janine Sutto, comédienne

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© Gouvernement du Québec

Événements

6 septembre 1952 - Inauguration du premier poste de télévision à Montréal
Il s'agit du poste CBFT qui, à ses débuts, présente à ses auditeurs une programmation bilingue. Cette situation persistera jusqu'en janvier 1954, date de l'ouverture de CBMT dont la programmation sera entièrement anglaise.

L'annonce du lancement des premières émissions de télévision se fait en mars 1952 en direct du Palais du Commerce, rue Berri, à Montréal. Lors de l'inauguration officielle des studios de Radio-Canada, rue Dorchester, en septembre suivant, le premier reportage officiel est animé par Henri Bergeron Déjà dans le tout Montréal, il existe 7 500 postes télévisés dans les foyers Montréalais. CBFT a télévisé durant plus d'un mois des émissions expérimentales. À partir de septembre, CBFT sera en ondes pendant au moins trois heures par jour. Pour son inauguration, elle présente de 8h30 à 8h55 «Les coulisses de la TV» puis, en fin de soirée, de 10h30 à 11h15, «Oedipe-Roi». . [détails]

29 décembre 1958 - Déclenchement de la grève des réalisateurs de Radio-Canada
La grève de Radio-Canada pose un problème nouveau à l'époque, celui de la syndicalisation des cadres. En décembre 1958, environ 75 réalisateurs du réseau français déclenchent un arrêt de travail pour obtenir le droit de se syndiquer avec la Confédération des travailleurs catholiques du Canada (CTCC). Ils sont appuyés par 2 000 employés qui déclenchent une grève de solidarité. Le journaliste René Lévesque , animateur à l'émission «Point de mire», devient bientôt une des figures de proue du mouvement. La grève se terminera le 8 mars 1959 lorsque Radio-Canada acceptera de reconnaître le syndicat des réalisateurs.

En décembre 1958, les réalisateurs du réseau français de Radio-Canada déclenchent une grève pour que leur syndicat soit reconnu. Le conflit est particulièrement tendu. Les réalisateurs, qui sont en majorité des francophones, ont l'impression de se buter à l'incompréhension de leurs patrons ainsi qu'à celle de leurs confrères anglophones. Les réalisateurs reçoivent l'appui des 2 000 autres employés qui refusent de franchir les lignes de piquetage en signe d'appui. Pour sa part, le gouvernement fédéral ne veut pas s'impliquer dans le conflit alléguant que Radio-Canada, une société de la couronne, possède les pleins pouvoirs pour définir sa politique. Le 17 janvier 1959, 1 500 personnes se rendent à Ottawa pour protester auprès de la ministre du Travail, Michele Starr. Loin d'apaiser les tensions, la rencontre renforce un sentiment négatif qu'un des grévistes, René Lévesque, résume en ces mots : «Starr ne comprenait même pas de quoi on parlait. Ça ne les avait pas tellement bouleversés à Ottawa. C'était juste le réseau français de Radio-Canada qui était fermé.» La grève se complique également parce que les employés sont regroupés dans des syndicats différents. Au coeur du conflit, le secrétaire général de la Confédération des travailleurs catholiques du Canada (CTCC), Jean Marchand , et René Lévesque , furent arrêtés par la police sur les lignes de piquetage. Cette grève fut également marquée par l'implication de nombreux artistes comme Jean Duceppe , Jean-Louis Millette et Gilles Latulippe. Son règlement, après 68 jours, mènera à la reconnaissance du syndicat des réalisateurs. À long terme, cette victoire sera néanmoins éclipsée par le rôle que plusieurs observateurs accordent à ce conflit, celui d'avoir contribué à l'éveil d'un nationalisme canadien-français qui s'exprimera de plus en plus avec la Révolution tranquille et le bouillonnement des années 60. [détails]

1961 - Fondation du Conseil des Arts du Québec
Le Conseil des Arts du Québec est rattaché au ministère des Affaires culturelles qui a été mis sur pied en mars 1961. Sa création suit de quelques années celle du Conseil des Arts du Canada, en 1957. [détails]

24 mars 1961 - Création de l'Office de la langue française
L'Office de la langue française (OLF) est rattaché au ministère des Affaires culturelles qui vient d'être mis sur pied. Cet organisme gouvernemental est chargé de faire la promotion du français au Québec.

La création d'un organisme chargé de défendre et d'assurer la progression du français est une vieille revendication des milieux nationalistes. L'idée, reprise dans les recommandations de la Commission Tremblay, formée en 1953, est finalement amenée à terme par le gouvernement libéral de Jean Lesage. À ses débuts, l'OLF cherche à établir une norme pour le français parlé et écrit. Dans un rapport publié le 1er avril 1964, l'OLF définit ainsi sa mission : «cap sur le français international, promotion des canadianismes de bon aloi et lutte contre les anglicismes, (...) normalisation de la langue au Québec et intervention de l'État pour mettre en oeuvre une politique globale de la langue qui tiendra compte notamment de l'importance de la motivation socio-économique pour faire du parler français la langue prioritaire au Québec.» [détails]

24 mars 1961 - Création du ministère des Affaires culturelles du Québec
Le gouvernement libéral de Jean Lesage crée le ministère des Affaires culturelles dont le premier titualire, Georges-Émile Lapalme , sera assermenté le 28 mars 1961.

Le premier ministre Lesage affirme à cette occasion que : «le gouvernement a l'intention de faire de la province de Québec le centre de rayonnement de la culture française en Amérique. Le fait français constitue un ensemble de valeurs qui enrichissent le Canada tout entier. Nous croyons que la création d'un ministère des Affaires culturelles est une nécessité vitale, surtout au moment où la population du Québec dans son ensemble est plus que jamais éveillée à l'apport qu'elle pourra fournir à l'épanouissement de notre vie nationale.» À ses débuts, ce ministère regroupe les services suivants : les archives, les bibliothèques et musées, le Conservatoire de Musique et d'Art dramatique, les concours littéraires, scientifiques et artistiques et un nouveau département du Canada français outre-frontières. À sa première année d'opération, le nouveau ministère des Affaires culturelles fonctionnera avec un budget évalué à 2,7 millions de dollars. [détails]

7 octobre 1963 - Début de la visite au Québec du ministre français des Affaires culturelles, André Malraux
Le ministre d'État aux Affaires culturelles, l'écrivain français André Malraux, entreprend une visite d'une semaine au Québec. Le ministre québécois des Affaires culturelles, Georges-Émile Lapalme, l'accompagnera à plusieurs occasions.

Le passage de ce prestigieux homme de lettres suscite beaucoup d'intérêt. Après un bref séjour à Ottawa, Malraux revient au Québec où il participe à plusieurs cérémonies protocolaires, inaugurant notamment une exposition d'artistes français au musée des Beaux-Arts. Il prononce également de nombreux discours. Sans vouloir s'ingérer dans les affaires internes du pays, l'écrivain ne peut s'empêcher de relever l'attachement particulier de son pays pour les francophones : «la France n'a de regrets qu'à l'égard du Canada français.» À une autre occasion, il déclare : «Je ne vous dirai pas ce que la France peut faire pour vous, mais bien plutôt ce que la France attend de vous.» André Malraux quitte le Québec le 15 octobre, peu de temps après avoir accordé une dernière conférence de presse à l'hôtel Windsor. Sa visite illustre bien le nouveau virage pris par les relations Québec-France depuis l'avènement au pouvoir du gouvernement libéral de Jean Lesage. [détails]

Commentaire

Au Québec, le théâtre et la télévision sont quelque chose de très important à notre belle culture. Chacun a eu son impact et a su nous divertir, encore aujourd’hui, à sa manière.

Dans les photos à analyser, on retrouve, Gilles Pelletier, Janine Sutto, Marie-Tifo, Jena-Louis Roux, Olivier Guimond, Jacques Normand, Pierre Nadeau et Claude Léveillé. Tous ces artistes ont marqué l’histoire de la télévision et du théâtre québécois, chacun à leur manière. Prenons simplement Olivier Guimond, qui lui nous a montré le côté comique par ses monologues du fameux « gars saoul ». Certains ont aussi marqué l’enfance de nos parents, ou si vous préférez de la génération qui nous précède. Il y a Janine Sutto, Jean-Louis Millette, Claude Léveillé et Marc Favreau. Ils ont fait La ribouldingue, Sol et Gobelet. Tous ces artistes ont joué dans l’une ou l’autre de ces émissions pour enfants. Claude Léveillé a marqué l’enfance de plusieur par son personnage de Clo-Clo le clown. Bien d’autres émissions ont su nous marquer, soit Cré Basile, Symphorien, Le temps d’une paix et Les Plouffes qui ont touché les plus vieux et pour les plus jeunes, il y a eu Passe-Partout, Félix et Ciboulette, Minibus, Kim et Clip et Iniminimagimo.

Maintenant passons au théâtre, celui-ci est très présent dans l’univers québécois. Nous n’avons qu’à nommer Broue et plusieurs générations peuvent nous faire part de leurs impressions par rapport à ce spectacle qui tourne depuis plus de 25 ans. Les auteurs de théâtre sont omniprésent dans la culture québécoise. Michel Tremblay est l’un des plus connu, avec des pièces telles que, Les Belle-sœurs, Albertine en cinq temps, La maison suspendues, À toi, pour toujours, ta Marie-Lou et bien sûr Les Héros de mon enfance. Bref, pour les québécois leur culture est très importante et ils utilisent plusieurs moyens pour la mettre en valeur. Le théâtre québécois a fait connaître et surtout comprendre bien des situations dans lesquelles le peuple pouvait vivre.

La télévision québécoise a aussi connu son lot de péripéties. En 1958, les employés de Radio-Canada entrent en grève pour la syndicalisation. Plus de 2 000 employés appuient les revendications des cadres, même que René Lévesque devient une des figures importante de tout ceci. Bref, tout ce qu’ils veulent c’est pourvoir avoir un syndicat.

C’est un conflit très tendu, et les réalisateurs ont l’impression que leur patron ne veulent rien entendre. Le gouvernement ne veut pas s’impliquer dans le conflit en disant que ceci ne le regarde aucunement. En 59, ils se rendent à Ottawa pour manifester devant le bureau de la ministre du travail Michelle Starr. René Lévesque dira d’elle qu’elle ne comprend même pas la situation et qu’elle ignore le problème. Beaucoup d’artistes, tel Gilles Latulipe s’impliqueront dans l’affaire, et après 68 jours de grève, les syndicats seront finalement reconnus. À long terme, ce conflit a eu l’effet de réveiller le nationalisme canadien-français.

En conclusion, le Québec a été marqué par bien des choses au plan culturel, mais surtout par la télévision et le théâtre. Encore aujourd’hui, le Québec se démarque par ses nombreux artistes qui parlent de notre culture dans leurs œuvres, pensons au Cowboys Fringants.

 

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