La place des femmes à l'université au 20e siècle
Ce document a été généré dynamiquement par le Bilan du siècle.
Université de Sherbrooke - 2004-04-27
Étudiantes en coiffure à l'École centrale des Arts et Métiers de Montréal en 1947
1900 - Obtention d'un diplôme en médecine par une Québécoise
Ne pouvant être admise dans les facultés de médecine du Québec, Irma Levasseur obtient son diplôme en médecine de l'Université Saint-Paul, au Minnesota. Elle est la première Québécoise à recevoir cette distinction.
De retour au Québec, Irma Levasseur se donnera pour mission d'assainir la santé publique. En 1907, elle dirigera un comité qui posera des actions concrètes afin de venir en aide aux mères nécessiteuses et aux enfants souffrant de malnutrition. En 1908, elle appuiera Justine Lacoste-Beaubien dans la fondation de l'hôpital Sainte-Justine. Finalement, en 1923, Irma Levasseur participera avec deux collègues à la fondation de l'hôpital de l'Enfant-Jésus de Québec, qu'elle financera avec ses propres économies. [détails]
22 juin 1904 - Première distinction officielle accordée à une femme par l'Université Laval
Marie Sirois est la première femme à se mériter une distinction officielle. Elle reçoit, avec fierté, un certificat d'étude littéraire. [détails]
1905 - Création d'une école ménagère à Saint-Pascal-de-Kamouraska
Les soeurs de la Congréation de Notre-Dame transforment le pensionnat de Saint-Pascal-de-Kamouraska en école ménagère pour filles. Le programme sera approuvé par l'Université Laval et les postulantes recevront un diplôme «classico-ménager».
En 1923, la réforme des programmes au Département de l'Instruction publique entraînera la création d'une section «ménagère» au cours complémentaire public. On trouvera bientôt l'école ménagère primaire ou moyenne (9 années de scolarité), puis l'école ménagère supérieure (11 à 13 années de scolarité), qui sera remplacée par l'Institut familial en 1951. L'enseignement ménager mènera, à partir de 1942, à l'obtention d'un diplôme universitaire en Arts domestiques ou en Pédagogie familiale. Rappelons que dans le contexte de la colonisation de la région du Lac-Saint-Jean, une première école ménagère ouvrait ses portes à Roberval en 1882, sous la direction des Ursulines de Québec. [détails]
8 octobre 1908 - Ouverture de la première école d'enseignement supérieur pour filles de langue française
Après plusieurs années à tenter de convaincre les autorités institutionnelles, Soeur Sainte-Anne-Marie, supérieure de la Congrégation de Notre-Dame, ouvre la première École supérieure pour jeunes filles, premier collège classique féminin au Québec. Situé à la maison mère de la rue Sherbrooke, l'établissement affilié à l'Université Laval deviendra le Collège Marguerite-Bourgeoys en 1926.
Le premier collège classique propose aux jeunes filles les quatre dernières années du cours classique, nécessaires à l'obtention du baccalauréat. La première diplômée sera Marie Gérin-Lajoie . En fondant le collège Marguerite-Bourgeoys, la Congrégation de Notre-Dame détient l'exclusivité de l'enseignement supérieur pour filles pendant près de 25 ans. [détails]
Octobre 1911 - Première obtention d'un baccalauréat par une Canadienne française du Québec
Fille d'une pionnière de l'action sociale, Marie Gérin-Lajoie
devient, en 1911, la première Canadienne française à obtenir un baccalauréat ès arts. Elle fréquente alors l'école d'enseignement supérieur pour filles des Soeurs de la Congréation de Notre-Dame, affiliée à l'Université Laval.
Les résultats de Marie Gérin-Lajoie , les meilleurs de sa promotion, auraient normalement dû lui mériter le prix Colin et celui du prince de Galles, assorti d'une bourse d'études universitaires. Mais les membres du jury n'ont pas jugé bon de lui décerner ce prix, étant donné l'impossibilité pour une jeune fille d'être admise à l'université à l'époque. Ils ont donc remis le prix à l'étudiant ayant obtenu les meilleurs résultats, après Marie Gérin-Lajoie , une pratique discriminatoire qui s'est déroulée dans le plus grand secret. [détails]
1916 - Création du cours lettres-sciences dans les collèges féminins du Québec
L'Université Laval à Montréal accorde la reconnaissance d'un certificat officiel de fin d'études aux finissantes des grands pensionnats de filles. Il s'agit du cours lettres-sciences qui sera maintenu jusqu'en 1960.
Le cours lettres-sciences représente à l'époque le plus haut niveau d'instruction possible pour les filles du Québec. Il est introduit à la suite d'une demande collective de plusieurs directrices d'études représentant la majorité des congrégations religieuses de Montréal. Jusqu'en 1942, chaque institution gardera, en partie, le contrôle des matières enseignées. Si certaines matières sont de juridiction universitaire, d'autres relèveront de la congrégation à laquelle appartient la maison d'enseignement. En 1942, le programme du cours lettres-sciences, offert dans les pensionnats de filles, sera uniformisé. [détails]
1918 - Admission des femmes à la faculté de médecine de l'Université McGill
Après celle de droit, en 1911, c'est au tour de la faculté de médecine de l'Université McGill d'ouvrir ses portes aux femmes.
Quatre ans plus tard, en 1922, McGill acceptera également des étudiantes en art dentaire. [détails]
1923 - Création d'une section «ménagère» au Département de l'instruction publique
Une section «ménagère» est intégrée au cours complémentaire public. Tout un réseau d'écoles ménagères se déploiera alors un peu partout en province, chaque école proposant un programme basé prioritairement sur les vertus familiales et maternelles.
On retrouve une hiérarchisation de l'enseignement ménager dans le système public. Il y a d'abord les écoles ménagères primaires qui deviennent bientôt les écoles moyennes en offrant une scolarité de neuf années. Celles qui veulent pousser leurs études plus loin ont ensuite accès à l'école ménagère supérieure, appelée «institut familial», en 1951, avec 11 ou 13 années de scolarité. Enfin, le programme d'enseignement ménager est couronné par un programme universitaire d'Arts domestiques ou de Pédagogie familiale à partir de 1942. [détails]
Septembre 1925 - Admission d'une première femme à la Faculté de médecine de l'Université de Montréal
Marthe Pelland est admise à la Faculté de médecine après plusieurs tentatives de dissuasion de la part des autorités de l'Université de Montréal. Elle recevra son diplôme six ans plus tard, en terminant première de sa promotion.
Afin de dissuader sa candidature, le vice-recteur de l'université envoie une lettre au père de la candidate lui expliquant qu'une présence féminine risque de «troubler le climat social dans la faculté». Marthe Pelland-Alloucherie est la première femme à être admise dans une université francophone au Québec. [détails]
1935 - Affiliation du cours classique du Collège Marie de l'Incarnation de Trois-Rivières à l'Université Laval
Les Ursulines du Collège Marie-de l'Incarnation de Trois-Rivières ouvrent le cours classique aux jeunes filles et s'affilient à la Faculté des Arts de l'Université Laval.
Le cours classique du Collège Marie-de-l'Incarnation de Trois-Rivières fait partie des huit collèges classiques féminins créés entre 1932 et 1938 au Québec. Les Ursulines de Trois-Rivières obtiennent la premission d'ouvrir le cours classique, au détriment de la Congrégation des Filles de Jésus qui en avaient également fait la demande à l'épiscopat. [détails]
Juin 1937 - Engagement d'une première femme à un poste d'enseignante à l'Université Laval
Agathe Lacoursière-Lacerte devient la première femme à être reçue dans le corps professoral de l'Université Laval. Elle touchera un salaire de trois dollars l'heure. Détentrice d'une maîtrise en Lettres de la Sorbonne, à Paris, ainsi que d'un doctorat ès Lettres de l'Université de Madrid, Madame Lacoursièe-Lacerte est la première Canadienne à obtenir pareille distinction.
Le passage à l'Université Laval de Lacoursière-Lacerte ne devait durer que six semaines pendant la session d'été. Jusque là, aucune femme n'avait été admise au corps professoral régulier de cette institution. Agathe Lacoursière-Lacerte y restera 15 ans. Rappelons qu'elle fut engagée à une époque où l'employeur devait obtenir l'autorisation du mari pour embaucher une femme mariée. À sa première année d'enseignement, Madame Lacoursière-Lacerte n'avait que huit étudiants, alors qu'elle en aura une vingtaine en 1938. En 1937, elle se lance dans la tâche de mettre sur pied un département de langue espagnoleé : «J'avais carte blanche (...) pour le faire. Il a fallu tout créer, constituer une bibliothèque de livres modernes d'enseignement.» [détails]
23 février 1954 - Adoption de la Loi créant l'Université de Sherbrooke
Le gouvernement unioniste de Maurice Duplessis
fait adopter par l'Assemblée législative du Québec la Loi créant l'Université de Sherbrooke. Sanctionnée par le lieutenant-gouverneur le 5 mars 1954, celle-ci entrera en vigueur 60 jours plus tard, le 4 mai.
L'Université de Sherbrooke est la troisième université francophone du Québec et la première située à l'extérieur de Québec ou de Montréal. La décision d'implanter cette institution dans les Cantons de l'Est met en évidence l'importance grandissante de cette région ainsi que l'influence du député de Sherbrooke, John S. Bourque. Ministre des Terres et Forêts et des Ressources hydrauliques, celui-ci est considéré comme un des conseillers les plus écoutés du premier ministre Duplessis. Dès septembre 1954, des cours seront offerts à la Faculté de droit, des arts et des sciences. La Faculté de commerce ouvrira ses portes l'année suivante. C'est l'archevêque de Sherbrooke, Mgr Georges Cabana, qui sera le premier chancelier de la nouvelle université. La première année, la clientèle est peu nombreuse : 142 étudiants et 2 étudiantes! Elle passera à 383 étudiants, en 1957, puis à 817, en 1958. Dix ans plus tard, 2 673 étudiants fréquenteront l'Université de Sherbrooke. [détails]
13 mai 1964 - Entrée en vigueur de la Loi 60 créant un ministère et un Conseil supérieur de l'Education
Le gouvernement libéral dirigé par Jean Lesage
a présenté le projet de loi 60 en première lecture le 26 juin 1963. Il est sanctionné le 19 mars 1964. À cette occasion, Paul Gérin-Lajoie
, le ministre de la Jeunesse, est assermenté comme ministre de l'Education.
La création de ce ministère, un an après le dépôt du premier tome du rapport de la Commission Parent sur l'éducation, signifie la fin du Département de l'Instruction publique (DIP) et l'abolition du poste de surintendant que détenait O.-J. Désaulnier. La Loi 60 prévoit également la création d'un organe consultatif : le Conseil supérieur de l'Éducation. Dans la foulée de ces réformes, le ministre Gérin-Lajoie lancera «l'opération 55» en septembre 1964. Elle consiste en un regroupement qui mènera à la création de 55 commissions scolaires catholiques et neuf protestantes. Pour Paul Gérin-Lajoie : « Le ministère de l'Éducation sera l'instrument de base de ce que j'appelle la nouvelle vocation de progrès et de création.» [détails]
21 juin 1967 - Adoption du projet de loi créant les Collèges d'enseignement général et professionnel
Le projet de loi 21 avait été déposé en première lecture par le gouvernement unioniste de Daniel Johnson, le 27 janvier 1967. Il reçoit l'appui unanime des députés présents à l'Assemblée législative.
La sanction de cette loi, le 29 juin, précède de quelques semaines l'ouverture des premiers Cégeps qui a lieu le 18 septembre 1967. Au Québec, le Cégep (Collège d'enseignement général et professionnel) constitue le niveau intermédiaire entre le cours secondaire et l'université. En tout, douze établissements de ce genre ouvriront leurs portes à cette occasion, dont cinq à Montréal. Entre 1967 et 1970, le nombre d'étudiants poursuivant des études collégiales au Québec passera de 18 541 à 70 385. [détails]
18 décembre 1968 - Création du réseau des Universités du Québec
La Loi 88, adoptée le 14 décembre, permet de créer des Universités du Québec à Montréal, Trois-Rivières et Chicoutimi. Par après, s'ajouteront celles de Rimouski, Hull et Rouyn. Il s'agit d'un réseau d'universités publiques dont la naissance s'inscrit dans la vaste réforme des institutions d'enseignement en cours depuis le début de la Révolution tranquille.
L'adoption de la Loi 57 par l'Assemblée législative a permis au gouvernement unioniste de Jean-Jacques Bertrand de créer un Conseil des Universités du Québec. Quelques jours après, l'Assemblée législative adopte la loi constituant les Universités du Québec. Plusieurs instituts se grefferont à ce réseau dont l'Institut Armand-Frappier, l'École nationale d'administration publique et l'Institut nationale de recherche scientifique. La Télé-Université est également liée à ce réseau. La création de ce réseau d'universités francophones, qui comprend l'Université du Québec à Montréal (UQAM), répond à une revendication de vieille date des milieux universitaires québécois. [détails]
9 avril 1985 - Nomination d'une première femme au poste de doyenne d'une faculté universitaire québécoise
Thérèse Rousseau-Houle est nommée doyenne de la faculté de Droit de l'Université Laval. Elle devient par le fait même la première Québécoise à accéder à ce poste de haut niveau.
Rousseau-Houle enseigne à la faculté de Droit depuis 1972 lorsqu'elle est nommée au poste de doyenne. Auteure de nombreux textes et ouvrages, elle sera nommée juge à la Cour supérieure du Québec en 1988. [détails]
Au cours du 20e siècle, les femmes ont dû se battre pour avoir accès aux établissements d'enseignement. Les collèges classiques et les universités ont longtemps été l'affaire des hommes. Nous traiterons dans ce commentaire de la percée des femmes dans ces institutions. Des moments importants et des femmes fonceuses ont marqué l'évolution de notre système d'éducation, il en sera question.
Au début du siècle, les jeunes filles n’ont pas accès aux collèges classiques ni aux cours universitaires. Certaines femmes très déterminées se rendent donc aux États-Unis pour obtenir un diplôme. C’est la cas d’Irma Levasseur, la première Québécoise qui reçoit un diplôme en médecine de l’Université St-Paul au Minnesota en 1900. Celles qui désirent rester au Québec peuvent fréquenter une école ménagère. La première école ménagère ouvre ses portes en 1882 à Roberval. En 1905, l’Université Laval approuve un programme semblable à St-Pascal-de-Kamouraska. Les Québécoises qui suivent ce cours reçoivent un diplôme «classico-ménager». Mais les femmes ont de plus grandes ambitions et poursuivent leur bataille pour être acceptées dans les collèges classiques. Leur souhait est exaucé en 1908 avec la création de la première école d’enseignement supérieur pour filles de langue française à Montréal. Cette école qui voit le jour grâce à la Sœur Sainte-Anne-Marie permet aux filles d’obtenir un baccalauréat à la suite de quatre ans de cours classique. Cette institution qui devient le Collège Marguerite-Bourgeoys en 1926 sera la seule à offrir ce cours pour étudiantes pendant près de 25 ans. Dans l’émission Bilan du siècle, l’historienne Micheline Dumont explique en effet que le réseau des collèges pour filles se développe très lentement puisqu’il ne reçoit aucune subvention contrairement au réseau pour garçons. Elle souligne également que très peu de filles fréquentent ces établissements lors de leur création. Des femmes surmonteront les obstacles et ouvriront la voie aux autres. En 1911, une première Canadienne-française obtient un baccalauréat ès arts dans un collège classique. Il s’agit de Marie Gérin-Lajoie. Une bourse d’études universitaires lui sera refusée malgré ses bons résultats puisque les femmes n’ont pas accès à la majorité des programmes universitaires. En 1916, le cours lettres-science est maintenant offert aux filles dans les collèges. C’est le plus haut niveau d’instruction à cette époque. Cependant, comme le souligne l’historienne Geneviève Dumas dans l’émission Bilan du siècle, les standards du cours pour femmes sont moins élevés que ceux du cours réservé aux hommes. Quelques facultés décident graduellement d’intégrer des femmes dont la faculté de droit de l’Université McGill en 1911 et la faculté de médecine aussi de l’Université McGill en 1918. Une première université francophone accepte une femme en 1925. Marthe Pelland sera admise à la faculté de médecine de l’Université de Montréal. Pendant ce temps, les collèges classiques pour femmes se multiplient au Québec. Huit collèges sont créés en province entre 1932 et 1938 dont le Collège Marie-de-l’Incarnation de Trois-Rivières qui sera affilié à l’Université Laval. Peu à peu, les femmes se taillent un place dans le monde de l’enseignement universitaire. Agathe Lacoursière-Lacerte devient la première enseignante à l’Université Laval en 1937. L’après-guerre sera caractérisé par une entrée massive des femmes dans les établissements d’enseignement. Dès la création du ministère de l’Éducation en 1964, les femmes ont accès aux mêmes programmes que les hommes et sont de plus en plus nombreuses dans les universités. Il faudra quand même attendre en 1985 avant de voir une première femme doyenne d’une faculté universitaire québécoise. C’est Thérèse Rousseau-Houle qui obtiendra ce poste à l’Université Laval.
Regardons plus en détails la population des collèges classiques. Rappelons que la première école d'enseignement supérieur ouverte aux femmes a été créée en 1908. Cependant, les statistiques tiennent compte du nombre d'étudiantes dans les collèges classiques seulement à partir de 1940. Tel que souligné précédemment, huit collèges féminins sont créés entre 1932 et 1938, ce qui contribuera donc à l'augmentation des effectifs féminins. En 1940, on dénombre malgré tout seulement 341 filles. Comme le souligne l'historienne Micheline Dumont dans l'émission Bilan du siècle, les années 60 sont marquées par une entrée massive des femmes dans ces établissements d'enseignement. Elles sont 5457 en 1960 et ce nombre montera jusqu'à 12 935 en 1966. Le nombre de garçons augmente aussi au fil des ans. Ils sont 5915 en 1900 et 34 231 en 1966, un écart très important par rapport au nombre de femmes. Les filles et les garçons seront réunis dans les collèges d'enseignement général et professionnel créés en 1967.
Il sera maintenant question de l'évolution des effectifs masculins et féminins dans les universités québécoises et canadiennes. Les années 60 sont caractérisées encore une fois par une augmentation des étudiantes. La création du ministère de l'Éducation en 1964 et du réseau des Universités du Québec en 1968 auront un impact sur les effectifs féminins. Les statistiques démontrent qu'au Québec, le nombre de femmes qui fréquentent une université à temps plein passera de 16 462 à 19 968 entre 1964 et 1965. Au fil des ans, les femmes sont de plus en plus nombreuses, mais il n'est pas question de montée en flèche exceptionnelle à une année précise. Du côté canadien, l'effectif féminin augmente aussi d'année en année. Il y a 3824 femmes dans les universités canadiennes en 1920. En 1997, elles sont 312 663. Entre 1968 et 1969, période de création du réseau des Universités du Québec, le nombre passe de 88 644 à 101 128, une augmentation considérable. En ce qui concerne les effectifs masculins, le nombre augmente progressivement au fil des ans tant au Québec qu'au Canada. Cependant, les statisques révèlent une présence moins importante des hommes dans les universités dès 1992. Au Canada, le nombre passe de 273 024 en 1992 à 260 436 en 1997. Au Québec les hommes sont 65 053 en 1993 et 59 011 en 1997. Attardons-nous donc maintenant plus spécifiquement au pourcentage de femmes et d'hommes de plus de 25 ans qui ont complété un grade universitaire en 1991. Les hommes sont plus nombreux tant au Canada qu'au Québec. Au pays, 12,8% de la population a complété un grade universitaire en 1991. Les femmes réprésentent 10,9% et les hommes, 14,9%. En province, 11,5% de la population a atteint ce niveau de scolarité. Le pourcentage des femmes est de 9,4 et celui des hommes, 13,8.
Nous pouvons donc conclure que les femmes ont réussi au cours de 20e siècle à se tailler une place de choix dans notre système d'éducation. Dans plusieurs facultés universitaires, les étudiantes sont maintenant beaucoup plus nombreuses que les étudiants. Ces femmes éduquées contribuent grandement à l'évolution de notre société.






