Hôpital Sainte-Justine
Ce document a été généré dynamiquement par le Bilan du siècle.
Université de Sherbrooke - 2005-02-25
Marie Lacoste Gérin-Lajoie, pionnière de la cause féministe au Québec
L'angle des rues Beaubien et St-Denis à Montréal: on y voit des panneaux-réclames d'événements culturels et théâtraux installés sur les poteaux de signalisation
Marie-Claire Kirkland-Casgrain, la première femme élue à l'Assemblée législative du Québec
1900 - Obtention d'un diplôme en médecine par une Québécoise
Ne pouvant être admise dans les facultés de médecine du Québec, Irma Levasseur obtient son diplôme en médecine de l'Université Saint-Paul, au Minnesota. Elle est la première Québécoise à recevoir cette distinction.
De retour au Québec, Irma Levasseur se donnera pour mission d'assainir la santé publique. En 1907, elle dirigera un comité qui posera des actions concrètes afin de venir en aide aux mères nécessiteuses et aux enfants souffrant de malnutrition. En 1908, elle appuiera Justine Lacoste-Beaubien dans la fondation de l'hôpital Sainte-Justine. Finalement, en 1923, Irma Levasseur participera avec deux collègues à la fondation de l'hôpital de l'Enfant-Jésus de Québec, qu'elle financera avec ses propres économies. [détails]
30 novembre 1907 - Création du Refuge des petits malades sur la rue Saint-Denis à Montréal
La précarité des conditions sanitaires incite un groupe de femmes bourgeoises, dirigé par Justine Lacoste-de-Gaspé-Beaubien, à créer un centre de soins destinés aux enfants.
Irma Levasseur, l'évêque de Montréal, Mgr Paul Bruchési , et la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste travaillent à la fondation de cet hôpital. Le Refuge est d'abord confié aux Filles de la Sagesse. Rappelons qu'a cette époque, la mortalité infantile est un phénomène très répandu au Québec. Dans une ville comme Montréal, près d'un enfant sur trois n'atteint même pas l'âge d'un an. Le Refuge prendra le nom d'hôpital Sainte-Justine à la suite de la sanction du 25 avril consituant cette institution en corporation. [détails]
1911 - Ouverture des premières Gouttes de lait à Montréal
Pour freiner le taux élevé de mortalité infantile, le gouvernement propose une série de mesures d'hygiène dont la plus efficace est la mise sur pied des Gouttes de lait dans les différents quartiers de Montréal.
Ce programme vise à offrir aux mères des conseils sur l'alimenation et l'hygiène, et à leurs enfants une ration de lait de bonne qualité, éliminant la propagation de bactéries souvent mortelles à cette époque. Une des plus célèbres Gouttes de lait fut celle de Sainte-Justine, sise sur le terrain qui abritait déjà l'hôpital pour enfants fondé par Justine Lacoste-Beaubien en 1908. Commentant la situation de certaines familles du plateau Mont-Royal de Montréal à cette époque, un médecin du nom de Toussain Stephen Langevin affirme: «J'ai visité certaines familles nécessiteuses. C'était à faire pleurer de voir ces six, sept ou huit enfants presque nus dans une maison glaciale, chauffée par une «truie» remplie de vieux papiers, où les lits sans matelas étaient recouverts d'une seule couverture de finette étendue sur le sommier. Il est facile de comprendre que tous ces enfants, nés durant une période aussi néfaste, ont été marqués physiquement et moralement par des mères épuisées, affamées et le plus souvent démoralisées.» [détails]
14 mars 1951 - Entrée en vigueur de la Loi des écoles de protection de la jeunesse
L'Assemblée législative sanctionne la Loi des écoles de protection de la jeunesse qui est en fait une modification de l'ancienne Loi des écoles de réforme.
Par cette loi, les jeunes de moins de dix-huit ans sont pris en charge par l'État lorsqu'ils subissent des préjudices physiques ou moraux dans leur famille. Cette loi représente un pas important vers la reconnaissance des droits de l'enfant au Québec. [détails]
1954 - Fondation de l'organisme Jeunesse au Soleil
À ses débuts, l'organisme Jeunesse au Soleil offre des services aux jeunes du boulevard Saint-Laurent –aujourd’hui le plateau Mont-Royal- , notamment la distribution de denrées alimentaires aux familles démunies du quartier.
Au cours des années 70, l'organisme fera également de la prévention dans les domaines du crime, de l'alcool et des drogues. Dans les années 80, Jeunesse au Soleil ajoutera à ses activités la distribution de vêtements. [détails]
9 novembre 1957 - Inauguration du nouvel hôpital Sainte-Justine à Montréal
Le premier ministre du Québec, Maurice Duplessis
, le maire de Montréal, Sarto Fournier, et le cardinal Paul-Émile Léger
assistent à l'inauguration du nouvel hôpital Sainte-Justine à Montréal.
La pose de la pierre angulaire de cet hôpital, le plus grand du genre pour des enfants en Amérique du Nord, a eu lieu en 1951. L'hôpital Sainte-Justine a profité de subventions de plus de 5 millions de dollars de la part du gouvernement provincial. Dès son ouverture, il dispense des soins à 450 malades et offre quelques 350 consultations externes sur une base quotidiene. [détails]
22 décembre 1970 - Création du ministère des Affaires sociales
L'entrée en vigueur de la Loi du ministère des Affaires sociales consacre la création de ce ministère à partir de la fusion du ministère de la Famille et du Bien-être et du ministère de la Santé.
En réorganisant de la sorte son appareil administratif, le gouvernement libéral souhaite implanter un système intégré, coordonné et décentralisé de soins de santé et de services sociaux : «Cette politique d'accessibilité pour tous à des soins et des services complets, continus, complémentaires et de qualité est centrée sur la nécessité de l'accessibilité géographique et sociale aux services. L'intégration des services aux niveaux local et régional permettra d'envisager l'ensemble des problèmes de l'individu et du milieu.» Le ministre des Affaires sociales, Claude Castonguay , applique ainsi certaines recommandations du rapport de la Commission d'enquête sur la santé et le bien-être social, dont il était le président. L'autre volet important de la politique sociale formulée dans le rapport présenté par Castonguay en 1967 est la mise en place d'une politique globale et intégrée de sécurité du revenu. Cette recommandation a donné lieu à l'adoption de la Loi de l'aide sociale en 1969. [détails]
15 janvier 1979 - Entrée en vigueur de la Loi sur la protection de la jeunesse
Le gouvernement péquiste de René Lévesque fait adopter cette loi qui vise au respect des droits des enfants et à celui de la responsabilité parentale.
Cette nouvelle loi prévoit aussi la création d'un Comité de protection de la jeunesse, une sorte d'ombudsman de l'enfant. Par ailleurs, en 1995, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse se verra confier, «outre les mandats qui lui étaient dévolus par la Charte des droits et libertés de la personne, le mandat d'assurer, par toutes mesures appropriées, la promotion et le respect des droits reconnus aux enfants et aux adolescents par la Loi sur la protection de la jeunesse». Cette loi affirme que les parents sont les premiers responsables de leurs enfants, mais qu'il arrive que l'État doive intervenir dans certaines situations, notamment lorsque la sécurité ou le développement d'un enfant est en danger. Précisons que la Loi sur la protection de la jeunesse concerne «les jeunes âgés de moins de 18 ans qui vivent des situations qui compromettent ou qui peuvent compromettre leur sécurité ou leur développement. Il s'agit d'enfants abandonnés, maltraités, exploités, victimes de mauvais traitements physiques ou d'abus sexuels, ou encore de jeunes qui présentent des troubles de comportement sérieux, à la maison ou à l'école». [détails]










