duplessis et l'autonomie du Québec

 

duplessis et l'autonomie du Québec

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Université de Sherbrooke - 2002-07-08
Images

Maurice Duplessis (au centre) lors du congrès au leadership des conservateurs

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© nd

Affiche représentant les chefs et les députés de l'union Duplessis-Gouin élus à l'assemblée législative de Québec

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© A.S.P.B.

Affiche électorale de Duplessis pendant la campagne électorale

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© Historica

Manifestation contre la Loi du cadenas

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Unionistes défilant avec le drapeau du Québec récemment adopté

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© Historica

Maurice Duplessis à l'Assemblée législative, le jour de l'adoption du fleurdelisé comme drapeau officiel du Québec

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© La Presse

Événements

25 octobre 1939 - Élection des Libéraux d'Adélard Godbout à l'Assemblée législative du Québec
Les Libéraux d'Adélard Godbout remportent l'élection générale avec 54,2 % des voix. Ils font élire 70 députés à l'Assemblée législative contre 15 pour leurs plus proches rivaux, les Unionistes de Maurice Duplessis .

Avec le déclenchement de la guerre en Europe, le thème de la conscription est au centre de la campagne. Le 30 septembre, le chef libéral Adélard Godbout déclare : «Je vous affirme avec toute la force dont je suis capable que le gouvernement d'Ottawa ne décrétera jamais la conscription militaire tant que vous laisserez la politique libérale diriger vos destinées.» Ce à quoi il ajoute : «Je m'engage sur l'honneur, en pesant chacun de ces mots, à quitter mon parti et même à le combattre, si un seul Canadien français, d'ici la fin des hostilités en Europe, est mobilisé contre son gré sous un régime libéral, ou même un régime provisoire auxquels participeraient nos ministres actuels dans le cabinet de M.King.» Le 4 octobre, à Trois-Rivières, le premier ministre Duplessis lui réplique : «un vote pour Maurice Duplessis , c'est un vote pour l'autonomie...contre la conscription.» Incapable de satisfaire les attentes exprimées en 1936, l'Union nationale subit néanmoins une chute importante dans les intentions de vote qui passent de 57,5 % (1936) à 39,2 %. Les Libéraux profitent pour leur part de l'impopularité des Unionistes et du support de leurs collègues fédéraux, qui lèvent l'hypothèque d'une éventuelle conscription, pour rallier 54,2 % des électeurs. [détails]

21 janvier 1948 - Adoption par l'Assemblée législative du fleurdelisé comme drapeau officiel du Québec
Proposée par le député indépendant René Chaloult, l'adoption d'un drapeau québécois est votée par l'Assemblée législative le 21 janvier 1948. L'après-midi même, le fleurdelisé flotte du haut de la tour du Parlement à Québec.

Peu après le dénouement de la Deuxième Guerre mondiale, le gouvernement unioniste de Maurice Duplessis demande au Parlement canadien de doter le pays d'un drapeau distinctif. Devant la division des opinions à Québec et la décision du gouvernement fédéral d'adopter le Red Ensign, l'Assemblée législative forme un comité de douze personnes afin d'étudier cette question. Aussitôt, l'idée du fleurdelisé est mise de l'avant, recueillant l'appui de nombreux groupes nationalistes. Le premier ministre Maurice Duplessis demeure hésitant à se compromettre, mais l'enthousiasme pour ce projet et le retour de la question au feuilleton par le député Chaloult, en décembre 1947, l'amène à reconsidérer ses positions. Au matin du 21 janvier, la motion proposée par Chaloult reçoit l'approbation unanime du Conseil des ministres et le fleurdelisé devient par arrêté ministériel le drapeau du Québec. Le même après-midi, vers 15 heures, il flotte du haut de la Tour du Parlement. Le premier ministre annonce la nouvelle aux députés en déclarant : «...nous nous rendons avec une grande joie au désir de la population (...) Ce drapeau, ce sera le Fleurdelisé avec une légère modification. Nous avons en effet décidé, conformément aux principes de l'héraldique, de faire redresser les fleurs de lis qui apparaissent aux quatre coins du drapeau.» Le chef de l'Opposition libérale, Adélard Godbout , approuve immédiatement l'idée, tout comme le chef du Bloc populaire, André Laurendeau , et l'instigateur du projet, le député indépendant René Chaloult, qui rend hommage au premier ministre en ces termes : «Ce drapeau est un geste autonomiste d'un gouvernement qui défend l'autonomie. Je remercie le gouvernement et je le félicite; le premier ministre vient de poser là un geste digne de Honoré Mercier. Désormais, lorsque nous arriverons au Parlement et que flottera sur la tour notre drapeau, nous nous sentirons plus chez nous.» C'est à l'unanimité que l'Assemblée législative approuve la «motion Chaloult» demandant «de doter cette province, au cours de la présente session, d'un drapeau véritablement québécois.» La sanction d'une loi sur le drapeau sera donnée le 9 mars 1950. [détails]

25 novembre 1952 - Adoption par l'Assemblée législative d'une Loi créant un ministère provincial des Transports et des Communications
Fidèle à sa politique d'autonomie provinciale, le gouvernement unioniste de Maurice Duplessis crée le ministère des Transports et des Communications du Québec.

Cette loi fut adoptée à l'unanimité en deuxième et troisième lectures. Selon le premier ministre Duplessis : «En créant un ministère distinct, on donne une importance accrue à la question du transport. C'est aussi une affirmation positive des droits de la province. Depuis quelques temps, il y a eu des vélléités de la part du gouvernement fédéral d'entrer dans ce domaine que considérons exclusif aux provinces.» Il faudra attendre le 30 juin 1954 pour assister à l'assermentation du premier ministre titulaire des Transports et Communications : Antoine Rivard. [détails]

24 février 1954 - Adoption de la Loi créant un impôt provincial sur le revenu
L'Assemblée législative du Québec adopte la Loi créant un impôt provincial sur le revenu. Celui-ci équivaut à 15 % de l'impôt que le gouvernement fédéral exige des contribuables.

Avant 1942, la taxation était de juridiction provinciale. Mais au cours de la guerre, le gouvernement fédéral a demandé aux provinces de lui céder temporairement ses champs de taxation afin de lui permettre de financer son effort de guerre. Une fois le conflit terminé, le premier ministre du Québec, Maurice Duplessis , tente d'obtenir un rétablissement de la situation telle qu'elle existait avant le conflit. Au nom de l'autonomie de sa province, Duplessis fera de cet enjeu un véritable cheval de bataille. En 1947, le gouvernement québécois décrète un impôt sur le revenu des corporations. Puis, en février 1954, c'est au tour des particuliers. Au début, ce projet est fortement contesté par le gouvernement fédéral. Mais, en janvier 1955, les pourparlers entre les deux premiers ministres, Louis Saint-Laurent à Ottawa et Duplessis à Québec, aboutiront à une entente. Grâce aux ajustements qui prévoient une réduction de l'impôt fédéral, le gouvernement québécois pourra reprendre une partie de son autonomie fiscale sans que les contribuables québécois ne soient pénalisés par rapport à leurs compatriotes des autres provinces. [détails]

Commentaire

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