[30 novembre 1907]
La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste (FNSJB) voit le jour sous la direction de Caroline Béïque
et Marie Gérin-Lajoie
. Elle est issue de la section des Dames patronnesses de l'Association Saint-Jean-Baptiste, fondée en 1902.
Pour la plupart, les femmes membres de la FNSJB proviennent de milieux bourgeois. Certaines s'impliquent déjà pour la défense des droits juridiques et politiques des femmes à travers le Montreal Local Council of Women. D'autres sont actives socialement dans différentes sphères de la société québécoise comme la santé, l'éducation, le travail et, bien entendu, les oeuvres de charité. Toutes ont à coeur l'idéologie chrétienne qui prévaut dans le Québec francophone, contrairement à certains organismes féministes anglophones qui ont un caractère non-confessionnel.
En référence: Yolande Pinard, Marie Lavigne et Jennifer Stoddard, «La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste au début du 20e siècle» dans Les femmes dans la société québécoise, Montréal, Boréal Express, 1977, 89-108. Nicolle Forget et al., Justine Lacoste-Beaubien et l'Hôpital Sainte-Justine, Montréal, Presses de l'Université du Québec, 1995, p.209.
En complément: Karine Hébert, «Une organisation maternaliste au Québec : la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste et la bataille pour le vote des femmes», Revue d'histoire de l'Amérique française, vol.52, no.3, hiver 1999, p. 315-344. Marie Lavigne, Yolande Pinard et Jennifer Stoddart, «La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste et les revendications féministes au début du XXe siècle», Revue d'histoire de l'Amérique française, vol.29, no.3, décembre 1975, p. 353-374.
