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Bilan du siècle
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L'histoire électorale du Québec de 1867 à 2017
Analyses, carnets électoraux, tableaux
500 pages documentées et référencées
Jean-Herman Guay (politologue) et Serge Gaudreau (historien)

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Première du film «Il était une guerre»


Manifestation à Montréal en faveur du non, lors du plébiscite concernant la mobilisation nationale

1958

Ce long-métrage de fiction en couleur est réalisé par Louis Portugais et produit par Guy Glover et Léonard Forest. Parmi ses interprètes, on retrouve Aimé Major, Hélène Louiselle et J.-Léo Gagnon.

«Il était une guerre» est un film de la série «Panoramique». Cette série, produite à l'Office national du film (ONF) de l'automne 1957 à janvier 1959, comprenait à l'origine 26 épisodes dramatiques de trente minutes destinés au petit écran. Six sujets et quatre réalisateurs se partageaient assez inégalement ces 26 épisodes qui, à plus d'un titre, firent date dans l'histoire du cinéma de fiction à l'ONF. «Il était une guerre», film de cinq épisodes de 30 minutes, réduit à 94 minutes, complète le trio des films majeurs de «Panoramique» avec «Les brûlés» et «Les 90 jours». Le film s'attarde à sonder en profondeur les réactions du peuple canadien face à la Deuxième Guerre mondiale. À travers l'histoire d'une famille ouvrière de Montréal, les Dubois, «Il était une guerre» retrace les moments clés de cette période tels que vécus et ressentis par des familles québécoises. Le film débute par l'annonce de la conscription et l'appel des célibataires sous les armes. C'est la panique chez les Dubois. Un des fils, Roger, chômeur et fardeau économique pour la famille, se résigne à s'enrôler. Il ne reviendra pas. Pour Marcel, comme pour des milliers de jeunes travailleurs, c'est la course effrénée au mariage. Peine perdue, puisque quelques années plus tard, les gens mariés seront aussi appelés. Particulièrement critique à l'égard de la guerre, ce film choquera profondément certains des dirigeants anglophones de l'ONF, colère qui s'amplifiera lorsque ces derniers s'apercevront que beaucoup de Québécois se reconnaissent dans ce film.


En référence: Michel Houle et Alain Julien, Dictionnaire du cinéma québécois, Montréal, Fides, 1978, p.228



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