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Annonce de la création de la Commission d'enquête Gendron sur la situation du français au Québec


Revendication pour la primauté du français au Québec

9 décembre 1968

À la suite des manifestations de Saint-Léonard et du dépôt du projet de loi 85, le gouvernement unioniste de Jean-Jacques Bertrand crée une commission afin de faire le point sur la situation du français au Québec. Elle sera présidée par Jean-Denis Gendron, un professeur de l'Université Laval.

Lors de cette annonce, le premier ministre Bertrand déclare : «Depuis quelques années on se préoccupe beaucoup, en divers milieux, de l'avenir de la langue française au Québec. En bon endroit puisqu'il s'agit d'un élément absolument vital de notre héritage collectif. La langue est encore plus qu'un mode d'expression; elle est l'instrument qui modèle la pensée, qui imprime à la culture son caractère propre.» Ce à quoi il ajoute : «ce n'est pas la langue de la minorité qui est la plus vulnérable au Québec, mais celle de la majorité.» Malgré cette déclaration, le gouvernement fait adopter en novembre 1969 la Loi 63 qui confirme la liberté des parents de faire éduquer leurs enfants dans la langue de leurs choix, une mesure contestée par le francophones qui voudraient que les immigrants soient forcés de fréquenter l'école française. Selon le mandat qu'on lui donne, la Commission devra recommander des mesures pour assurer «1- les droits linguistiques de la majorité aussi bien que la protection des droits des minorités. 2- le plein épanouissement et la diffusion de la langue française au Québec dans tous les secteurs d'activités à la fois sur le plan éducatuf, culturel, social et économique.» Elle déposera son rapport en décembre 1972, plus de deux ans après la défaite des unionistes de Bertrand aux élections générales d'avril 1970.


En référence: Le Devoir, 10 décembre 1968, p.1-2.
En complément: Pierre Godin, La poudrière linguistique, Montréal, Boréal, 1990, 372 pages. Jean Hamelin, Analyse du contenu des mémoires présentés à la Commission Gendron, Québec, Éditeur officiel du Québec, 1974, 1 volume. Michael D. Behiels, Le Québec et la question de l'immigration: de l'ethnocentrisme au pluralisme ethnique, 1900-1985, Ottawa, La Société historique du Canada, 1991, p.21-23. Conseil de la langue française, Le français au Québec: 400 ans d'histoire et de vie, Québec, Les Publications du Québec-Fides, 2000, p.249-250. (citation extraite de) Danielle Dion-McKenna et Pierre Lalongé, Notre histoire, Montréal, Éd. du renouveau pédagogique, 1984, p.310.
Crédits pour la photo: Année: 1979. © nd Auteur: inconnu. Référence: Sous la direction de Michel Plourde, Le français au Québec : 400 ans d?histoire et de vie, s.l., les Éditions Fides et Les Publications du Québec, 2000, p.256.



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