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Manifestation des Chevaliers de l'indépendance au parc Lafontaine

1 juillet 1966

Un nombre indéterminé de partisans de l'indépendance du Québec se retrouvent au parc Lafontaine le jour de la Confédération en dépit d'un important dispositif de sécurité. La manifestation se solde par 115 arrestations.

On peut lire dans «Le Devoir» du 2 juillet 1966 qu'un : «...imposant dispositif de sécurité a, à toutes fins pratiques, tué dans l'oeuf la manifestation monstre que voulaient tenir les Chevaliers de l'indépendance, groupe indépendantiste du boxeur Reggie Chartrand. Grâce à son réseau de télécommunications - un hélicoptère qui survolait signalait le moindre attroupement - et à la détention préventive, qui ne semble pas suffisamment au point cependant pour distinguer entre un manifestant et un journaliste dûment accrédité - un reporter, un technicien radio et trois photo-reporters se sont retrouvés au poste 16 - les effectifs qu'on estime à plus de cinq cents, ont empêché que la manifestation ne prenne des proportions démesurées». Le journaliste du «Devoir» ajoute que «[...] ceux qui refusaient d'obéir aux directives de la circulation des agents de police étaient envoyés au poste 16 pour «détention préventive». On laisse causer paisiblement, sur les bancs de parc, ceux qui ne correspondent pas au portrait-type du manifestant dressé par la police : jeune homme aux cheveux plutôt longs tenant son amie par la taille, lui portant lunettes à monture d'or s'il habite les beaux quartiers, elle un gentil attirail de promeneuse qu'égale parfois un mignon foulard de soie rouge négligemment noué autour d'un cou gracieux; ou alors, si l'on habite le quartier de Reggie Chartrand, juste au sud du parc Lafontaine, les bottes à talons hauts, à la Western, les jeans qui serrent un peu moins les jambes, les cheveux plus longs, mais mieux peignés et plus brillants, et les chemises ouvertes dont les pendants sont noués sur le nombril, exibant un torse orgueilleusement indépendantiste et bronzé. Pour ceux-là, rien à faire : ils seraient de la RCMP qu'on les «rentreraient». Il importe peu que le portrait de la police soit authentique. La police s'en est convaincu une fois encore hier...».


En référence: Le Devoir, 2 juillet 1966, p.1-3



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