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Bilan du siècle
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L'histoire électorale du Québec de 1867 à 2017
Analyses, carnets électoraux, tableaux
500 pages documentées et référencées
Jean-Herman Guay (politologue) et Serge Gaudreau (historien)

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Vandalisme lors d'une manifestation d'appui aux grévistes de 7-up

27 février 1968

Les manifestants, qui veulent démontrer leur soutien aux grévistes de la compagnie 7-up, se déplacent vers Ville Mont-Royal à l'initiative des organisateurs de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), du Rassemblement pour l'indépendance nationale (RIN), de l'Union générale des étudiants du Québec (UGEQ) et d'autres organismes non-identifiés. De nombreux incidents sont signalés.

On peut lire sur les affiches des manifestants : «Depuis 1964, 7-up continue de se moquer des lois du Québec», «La révolution, la révolution» et «Le Québec aux travailleurs». Le journaliste du «Devoir» résume le déroulement de la soirée en ces mots : «La manifestation d'appui aux grévistes de 7-up de Ville Mont-Royal est devenue hier, un véritable saccage. Elle s'est terminée par une échauffourée entre les policiers et les manifestants. Il y eut cinq arrestations et deux policiers ont été blessés. Les fenêtres de la 7-up ont été brisées. Deux journalistes du «Star» et «The Gazette» ont été assaillis et un a été blessé par des jeunes alors qu'ils les prenaient en photos. Les manifestants sont ensuite partis vers l'Hôtel de ville, où ils voulaient rencontrer le maire Watson. Ce dernier ne s'est pas présenté. Une vitre de l'Hôtel de ville a été fracassée par un manifestant armé d'un chevalet de signalisation.» La journaliste, Denise Boucher, signale que près de 150 policiers de la Sûreté provinciale et une cinquantaine de la ville étaient sur les lieux. Après leur court passage à l'Hôtel de ville, les manifestants sont repartis pour l'usine 7-up. En chemin, la porte de vitre de l'Industrial Acceptance a été brisée, des pots de fleurs en béton ont été lancés dans les fenêtres de résidences privées et l'unité mobile de CKGM a été mise à feu. Deux policiers seront blessés lors de la dernière et fructueuse tentative de dispersion des manifestants.


En référence: Le Devoir, 28 février 1968, p.6



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