
L'Université McGill à partir de l'entrée située sur la rue Sherbrooke Ouest.Année: 1980. © Office du film du Québec Auteur: Adrien Hubert. Référence: Archives nationales du Québec, à Montréal Fonds E6, S7, cote: p800064.
[28 mars 1969]
Tenue à l'initiative du Mouvement pour l'intégration scolaire (MIS) et dirigée par le professeur Stanley Grey, cette manifestation qui réunit plus de 10 000 personnes est le point culminant de l'«Opération McGill».
Les revendications des manifestants portent sur la place accordée au français à McGill et sur la création d'une seconde université de langue française, après l'Université de Montréal, dans la métropole. Partis du carré Saint-Louis, les manifestants déambulent devant l'institution, puis dans les rues avoisinantes. Un imposant dispositif policier -plus de 500 policiers et agents de sécurité- les attend. Des insultes sont échangées, des slogans hurlés -«McGill français», «McGill au peuple»- quelques échauffourées éclatent, mais dans l'ensemble le service d'ordre du Mouvement pour l'intégration scolaire (MIS) et d'autres groupements de gauche qui encadrent les contestataires réussissent à éviter le pire. On rapporte une quarantaine d'arrestations. Quelques mois plus tard, l'Université du Québec à Montréal (UQAM) ouvrira ses portes pour la première fois.
En référence: La Presse, 28 mars 1969, p.1-3, 29 mars 1969, p.1, 8-9, 31 mars 1969, p.3 et 6. Le Devoir, 29 mars 1969, p.1-2. Conseil de la langue française, Le français au Québec: 400 ans d'histoire et de vie, Québec - Publications du Québec et Fides, 2000, p.243.
En complément: Pierre Godin, La poudrière linguistique, Montréal, Boréal, 1990, p.247-252.
