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Bilan du siècle
Site encyclopédique sur l'histoire du Québec depuis 1900
L'histoire électorale du Québec de 1867 à 2017
Analyses, carnets électoraux, tableaux
500 pages documentées et référencées
Jean-Herman Guay (politologue) et Serge Gaudreau (historien)

Disponible aux Presses de l'Université Laval
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Condamnation du Front de libération du Québec par René Lévesque

18 octobre 1970

Le chef du Parti québécois (PQ) condamne catégoriquement le Front de libération du Québec (FLQ) pour la mort de Pierre Laporte . Il le fait devant le Conseil national du parti. Louise Harel estimera plus tard qu'en agissant ainsi : «il sauvera le Parti québécois d'une certaine façon».

La déclaration de René Lévesque sera reproduite dans sa chronique du «Journal de Montréal» le lendemain : «Ceux qui, froidement et délibérement, ont exécuté M. Laporte, après l'avoir vu vivre et espérer pendant tant de jours, sont des êtres inhumains. Ils ont importé ici, dans une société qui ne le justifie absolument pas, un fanatisme glacial et des méthodes de chantage à l'assassinat qui sont celles d'une jungle sans issue.[...] S'ils ont vraiment cru avoir une cause, ils l'ont tué en même temps que Pierre Laporte , et en se déshonorant ainsi, ils nous ont tous plus ou moins éclaboussés.» " Un assassinat demeure toujours un assassinat. Quels que soient les motifs qui font qu'un assassinat est commis, quelles que soient les personnes qui le commettent, un assassinat demeure un assassinat. Pierre Laporte a été assassiné. Nous condamnons avec véhémence cet acte barbare. "Une vie demeure encore en suspens: celle de monsieur J.R. Cross. Peut-être peut-elle encore être sauvée. Nous supplions le gouvernement québécois de se décider enfin à négocier véritablement pour faire en sorte que cette vie soit sauvée. Par ailleurs, Marcel Pepin, Louis Laberge, Yvon Charbonneau, René Lévesque et Claude Ryan font cette déclaration devant les journalistes dans laquelle ils souhaitent voir le Gouvernement du Québec négocier avec les terroristes.: "Des valeurs fondamentales sont aujourd'hui en cause. Peut-être ne sont-elles pas spontanément perçues. Mais il est des valeurs qui doivent être préservées malgré les circonstances tragiques auxquelles nous avons à faire face. Nous avons cru de notre devoir de défendre ces valeurs fondamentales. "Si cet appel peut avoir un effet, nous le faisons. Vous qui avez kidnappé J.R. Cross, nous espérons que vous vous rendez compte que vous ne pouvez pas continuer dans cette même ligne et que vous devez le relâcher pour le bien de tous les Québécois."


En référence: Pierre Deschesne, Jacques Parizeau, Biographie,1930-1970, tome 1, Le Croisé, Montréal, Québec Amérique, 2001, pages 567-568. Pierre Godin, René Lévesque : héros malgré lui, 1960-1976, Montréal, Boréal, 1994.
En complément: Louis Fournier, F.L.Q : histoire d'un mouvement clandestin, Montréal, ditions Québec/Amérique, 1982, 509 p. Graham Fraser, Le Parti québécois, Montréal, Libre Expression, 1984, 432 pages. Germain Dion, Une tornade de 60 jours : la crise d'octobre 1970 à la Chambre des communes, Hull, Québec, Éditions Asticou, 1985, 222 p. Marc Laurendeau, Les Québécois violents, Montréal, Boréal, 1990, 351 p. Jean-François Cardin, Comprendre octobre 1970 : le FLQ, la crise et le syndicalisme, Montréal, Méridien, 1990, 226 p.



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