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Bilan du siècle
Site encyclopédique sur l'histoire du Québec depuis 1900
L'histoire électorale du Québec de 1867 à 2017
Analyses, carnets électoraux, tableaux
500 pages documentées et référencées
Jean-Herman Guay (politologue) et Serge Gaudreau (historien)

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Entente de principe entre le gouvernement du Québec et les Cris

23 octobre 2001

Le projet de déviation de la rivière Rupert et de la construction de barrages hydroélectriques à cet endroit est officialisé par un accord entre le gouvernement provincial et les Cris. Cette entente, que l'on surnomme la «paix des Braves», est célébrée au Salon rouge de l'Assemblée nationale en présence du premier ministre du Québec, Bernard Landry, et du chef du Grand Conseil des Cris, Ted Moses.

Cette entente de principe, qui prévoit la dérivation de la rivière Rupert et la construction d'une centrale hydroélectrique de 1 200 mégawatts, est rendue possible grâce à un engagement financier de 3,5 milliards en 50 ans du gouvernement du Québec envers les Cris. Satisfaits de l'autonomie conservée sur leur propre développement économique et social, les Cris décident d'abandonner les poursuites judiciaires de 500 millions engagées contre le gouvernement, accusé de ne pas avoir évalué au préalable les impacts environnementaux et sociaux des coupes forestières. À la suite de cette entente, un comité sera formé en vue de faire des évaluations environnementales sur le territoire. Les représentants de ces comités seront nommés par le gouvernement québécois et par le grand Conseil de la nation Cri. Cette façon de procéder fait en sorte d'accélérer la réalisation du projet. On prévoit d'ailleurs que la centrale sur la rivière Eastmain pourrait être en fonction d'ici dix ans. Selon le chef Moses : «Avec cette entente de principe, nous ouvrons la porte, et je vois une coopération et un respect mutuel entre nos deux peuples. Je vois le Québec regarder le peuple cri comme une partie essentielle du caractère politique, économique, culturel et linguistique de ce territoire et comme un partenaire au développement. Je vois le peuple cri travaillant avec les Québécois sur des projets conjoints en partageant la vision d'intérêts communs sur ce territoire.»


En référence: Le Devoir, 23 octobre 2001, p.A2, 24 octobre 2001, p.A1, A4 et A11.



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