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Bilan du siècle
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Jean-Herman Guay (politologue) et Serge Gaudreau (historien)

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Annonce de la fermeture possible des usines de Textile Monterey à Drummondville et à Saint-Jean-sur-Richelieu

29 février 1996

Textile Monterey a déclaré faillite le 22 septembre 1995. Cette entreprise compte 350 salariés à ses deux usines. Des projets de relance ont été présentés au syndic sans grand résultat puisque les mises de fonds et le financement sont insuffisants.

Textile Monterey tente depuis six mois d'en arriver à un arrangement avec ses créanciers. L'entreprise laisse un passif de 33 millions de dollars. Le syndic espère amasser entre 20 et 25 millions de dollars grâce à la liquidation des usines. Les principaux créanciers de Textile Monterey sont la Banque Nationale, Celanese Canada et la SDI. La date limite pour remettre une offre aux syndics est fixée au 29 février 1996. Le 22 janvier 1996, les employés de Monterey de Saint-Jean-sur-Richelieu ont formé une coopérative. Ils ont déposé une offre d'achat. La centaine d'employés de Monterey de Saint-Jean-sur-Richelieu veulent investir 500 000 $ et comptent sur l'aide financière du Mouvement Desjardins, du ministère du Développement des ressources humaines du Canada, de la Société de développement industriel du Québec (SDI) et du Bureau de développement du Canada. La somme ainsi amassée sera d'environ 5,5 millions de dollars. Le président du comité de relance, Roger Matte, affirme que «La relance de notre usine permettrait de conserver au Québec la seule usine canadienne de fabrication d'acétate et d'acétate-viscose. Nous avons démontré dans notre plan d'affaires qu'il existe un marché tant canadien qu'américain ou européen». Toutefois, on apprend en mars 1996 dans les pages du «Devoir» que l'usine de Drummondville est la plus susceptible d'être relancée. Des lettres d'intentions de même qu'une mise de fonds de 3 millions de dollars feront revivre la Monterey de Drummondville. Les principaux acquéreurs des actifs sont quatre ex-cadres de l'entrerpise et le Fonds de solidarité. Alors qu'on s'affaire à liquider l'usine de Saint-Jean-sur-Richelieu, la relance de l'usine de Drummondville permettra de garder au travail le quart des employés, soit 70 personnes.


En référence: Les Affaires, 24 février 1996, p.26, Le Devoir, 15 février 1996, p. B5, 29 mars 1996, p. A6, La Presse, 24 mai 1996, p.C2.



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