Élection de Rodrigue Biron au poste de chef de l'Union nationale

 


Rodrigue Biron, homme politique.Année: 1981. © Site internet de l'Assemblée nationale du Qiébec Auteur: inconnu. Commanditaire: inconnu. Référence: Site internet de l'Assemblée nationale du Qiébec (http://www.assnat.qc.ca/fra/membres/notices/b/BIROR.htm).

[22 mai 1976]

L'élection de Rodrigue Biron à la tête de l'Union nationale met fin à l'intérim assuré par le député de Johnson, Maurice Bellemare, depuis 1974.

Cinq candidats se font face lors de ce congrès au leadership de l'Union nationale qui se déroule à Québec : Rodrigue Biron, Jacques Tétreault, Gérard Nepveu, Jean-Guy Leboeuf et William Shaw. Il ne s'agit pas de figures très connues, ce qui illustre bien la situation de l'Union nationale qui n'a pas réussi à faire élire un seul député lors de l'élection générale du 29 octobre 1973. Biron, un industriel de Sainte-Croix-de-Lotbinière âgé de 40 ans, réussit à se détacher dès le premier tour. Il obtient 764 votes contre 270 pour son plus proche rival, Jacques Tétreault, un ex-maire de Laval. Ce résultat permet à Biron d'obtenir une majorité et de devenir le nouveau chef de l'Union nationale. Inconnu du public, orateur plutôt terne qui ne possède aucune expérience parlementaire, le nouveau chef devra faire face à de nombreux défis. Peu familier avec les rouages de l'Union nationale, il doit également se méfier du nouveau Parti national populaire de Jérôme Choquette et Fabien Roy qui tente de se rallier les faveurs des Unionistes déçus. À la surprise générale, l'Union nationale réussira à faire élire 11 députés lors de l'élection générale du 15 novembre 1976.


En référence: Le Devoir, 24 mai 1976, p.1.
En complément: Herbert F. Quinn, The Union Nationale : Québec Nationalism from Duplessis to Lévesque, Toronto, University of Toronto Press, 1979, 342 pages. L'Encyclopédie du Canada: édition 2000, Montréal, Stanké, 2000, p.2546.

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