Accession de Roch Lasalle au poste de chef de l'Union nationale

 

[9 janvier 1981]

Le député progressiste-conservateur de Joliette à la Chambre des communes, Roch Lasalle, succède à Michel Le Moignan au poste de chef de l'Union nationale (UN). Le Moignan assurait l'intérim depuis le départ de Rodrigue Biron, en mars 1980.

Aucun candidat ne s'oppose à Lasalle qui arrive dans un contexte difficile pour l'UN. Bénéficiant de peu d'appuis dans les sondages, cette formation avait tenté en vain de faire du maire de Montréal, Jean Drapeau, son nouveau chef. Lasalle, seul député du Parti progressiste-conservateur à la Chambre des communes, espère tout de même relancer l'UN et en faire une alternative entre le Parti québécois de René Lévesque et les Libéraux de Claude Ryan. Peu populaire dans les sondages, l'UN ne réussira à faire élire aucun candidat lors de l'élection générale du 13 avril 1981. En août 1981, Lasalle reprendra son siège à la Chambre des communes au terme d'une élection partielle tenue dans la circonscription de Joliette, celle qu'il avait quittée quelques mois auparavant.


En référence: Le Devoir, 10 janvier 1981, p.3.
En complément: L'Encyclopédie du Canada : édition 2000, Montréal, Stanké, 2000, p.2546.

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