
Le service des incendies, au début du XXe siècle, où l'on voit une voiture hippomobile transportant les boyaux et une autre la pompe.Année: 1910. © ccdmdRéférence: ccdmd - Don de Société historique et culturelle du Marigot.
[27 avril 1909]
Cette enquête réclamée par Lomer Gouin, est conduite par le juge Lawrence-John Cannon. Elle aboutit à la dénonciation de 23 conseillers municipaux, dont le futur maire de Montréal, Médéric Martin.
La corruption municipale est devenue endémique, 25 % des revenus de la ville qui représentent 5,2 millions servent à enrichir les proches des conseillers. Lors de la remise de son rapport le 20 décembre 1909, le juge recommande le changement du système électoral, condamne huit échevins à payer une partie des frais d'enquête soit 1600$ sur 19926$. Malheureusement, ses prescriptions ne seront pas respectées. De plus, Cannon révèle la tolérance de la prostitutions depuis plus de trente ans, l'utilisation à des fins politiques du pouvoir policier et l'enrichissement des fonctionnaires municipaux par des pots-de-vins. Par exemple, le détective en chef de Montréal réclame 25$ à 50$ pour des promotions. Cette attitude se révèle la même dans les services d'incendie de la ville.
En référence: La Presse, 27 avril 1909, p.16. La Presse, 28 avril 1909, p.5 et 18. La Presse, 29 avril 1909, p.1.
En complément: Claude V. Marsolais, Histoire des maires de Montréal, Montréal, VLB Éditeur, 1993, p.200-203.
