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Bilan du siècle
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Jean-Herman Guay (politologue) et Serge Gaudreau (historien)

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Annonce de la démission éventuelle du premier ministre du Canada, Jean Chrétien


Jean Chrétien, premier ministre du Canada à l'occasion de la fête du Canada

21 août 2002

Le premier ministre du Canada, Jean Chrétien, met fin à un long suspense en annonçant qu'il quittera ses fonctions en février 2004. En poste depuis l'élection générale du 25 octobre 1993, Chrétien était le premier premier ministre canadien à obtenir trois mandats consécutifs de la population depuis Wiliam Lyon Mackenzie King, au cours des années 40.

Pendant les mois qui ont précédé cette annonce, le leadership de Chrétien a été sérieusement remis en question, notamment par son ex-ministre des Finances, Paul Martin, généralement considéré par les analystes comme le candidat le plus susceptible de lui succéder. Le premier ministre y fait allusion dans sa déclaration, affirmant qu'il a «longuement réfléchi au moyen d'y (le Parti libéral) ramener l'unité» avant d'en arriver à la conclusion qu'il devait partir. Élu à la Chambre des communes en 1963, Jean Chrétien a occupé des fonctions ministérielles pour la première fois en 1967, répondant à l'appel du premier ministre Lester B. Pearson qui en a fait un ministre sans portefeuille. Il occupe par la suite plusieurs ministères dans le gouvernement de Pierre Elliott Trudeau avant de quitter la politique entre 1986 et 1990, année où il devient chef du Parti libéral. L'annonce du premier ministre suscite des réactions positives de la part des membres de son cabinet, un d'entre eux, le ministre de l'Industrie Allan Rock, soulignant qu'on «a maintenant une idée claire pour le parti et pour le gouvernement». La décision de Chrétien de ne céder son poste que dans 18 mois risque cependant de susciter des réactions différentes, tant de la part de l'opposition parlementaire que des dissidents libéraux qui souhaitaient un départ plus hâtif du premier ministre.


En référence: Le Devoir, 22 août 2002, p.A1, A3 et A7.



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