Tenue d'un congrès du Nouveau Parti démocratique du Québec à Montréal

 

[20 février 1971]

C'est l'ex-président de la Corporation des enseignants du Québec (CEQ), Raymond Laliberté, qui est élu à la présidence de l'aile québécoise du Nouveau Parti démocratique (NPD).

À cette occasion, les 500 membres du NPD-Québec décident d'abandonner l'idée d'une formation politique oeuvrant sur la scène provinciale. Ils défendent également le droit du Québec à l'autodétermination, un sujet qui divise les cinq candidats (David Lewis, Jim Laxer, Ed Broadbent, John Harney, Frank Howard) à la chefferie du NPD canadien venus prononcer des discours à ce congrès. D'autres thèmes sociaux comme le droit à l'avortement, les garderies et le système judiciaire sont également abordés par les délégués. Rappelant l'importance d'une alliance entre les socialistes québécois et ceux des autres provinces canadiennes, le nouveau président Laliberté soutient que pour le NPD-Québec : «Il ne s'agit pas de faire une alliance (avec le Parti québécois), il s'agit de présenter une solution qui soit acceptable à la plus large partie de la population possible.».


En référence: Le Devoir, 20 février 1971, p.3 et 2, 22 février 1971, p.1-2.
En complément: André Lamoureux, Le NPD et le Québec : 1958-1985, Montréal, Éditions du Parc, 1985, 230 p. Desmond Morton, The New Democrats, 1961-1986 : the Politics of Change, Toronto, Copp Clark Pitman, 1986, 253 pages.

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