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Annonce par le premier ministre Jean Chrétien que le Canada n'ira pas en guerre sans l'assentiment de l'Organisation des Nations unies

17 mars 2003

Le premier ministre du Canada, Jean Chrétien, annonce que son pays ne participera pas à une guerre contre l'Irak sans l'aval de l'Organisation des Nations unies (ONU), même si c'est ce que les États-Unis et la Grande-Bretagne envisagent de faire.

Chrétien déclare à la Chambre des communes : «Au cours des dernières semaines, le Conseil de sécurité a été incapable de s'entendre sur une nouvelle résolution autorisant une action militaire. Le Canada a déployé tous ses efforts pour trouver un compromis qui permettrait de combler l'écart entre les membres du Conseil de sécurité. Cette initiative s'est malheureusement soldée par un échec. Si une action militaire est lancée en l'absence d'une nouvelle résolution, le Canada ne s'y joindra pas.» Le premier ministre ajoute que s'il y a une guerre, le Canada sera là pour aider les victimes, de même que pour participer à la reconstruction. Il fait cette annonce le jour même où le président américain, George W. Bush, lance un ultimatum de 48 heures au président irakien, Saddam Hussein. Aux Communes, les opinions sont partagées relativement à ce refus du premier ministre d'engager le Canada dans une guerre contre l'Irak. Alors que la majorité des Libéraux, des Bloquistes et des Néo-démocrates sont satisfaits de cette décision, les membres de l'Alliance canadienne sont pour leur part contre le fait de ne pas appuyer les Américains et les Britanniques dans leurs actions. Pour ce qui est du matériel et des militaires de l'armée canadienne qui sont dans le Golfe Persique, leur mission consiste à participer à la lutte contre le terrorisme. Ils demeureront dans la région même lors de la guerre car : «Le mandat des militaires canadiens qui sont dans la région est de s'occuper seulement des activités en Afghanistan.» Au Québec, le premier ministre Bernard Landry se dit en accord avec la décision de Jean Chrétien : «Il est difficile de se résoudre à voir la plus grande puissance du monde poser un geste unilatéral. Pour les gens de ma génération et d'autres générations, nous avons vu naître les Nations unies en 1947 avec le très grand espoir que jamais plus les nations ne régleraient, de façon unilatérale, quelque différend qu'elles puissent avoir. Saddam Hussein est un tyran. La Terre entière le sait. Cependant, les Irakiens et Irakiennes sont des gens comme vous et moi. De ce point de vue, je suis totalement d'accord avec la position du gouvernement du Canada et de son premier ministre de s'en tenir à l'action universelle et multilatérale de l'Organisation des Nations unies. Et de ne pas appuyer quiconque, fût-il notre ami, dans un geste que nous ne pouvons approuver.». Une certaine unanimité se tisse au Québec alors que même le chef de l'Opposition officielle du Québec, Jean Charest, dit partager la position du gouvernement canadien.


En référence: La Presse, 18 mars 2003, p.A1.



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