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Annonce de mesures affectant une famille algérienne cloîtrée dans une église de Montréal

31 octobre 2002

Une famille d'origine algérienne, les Seddiki-Bourouisa, demeure enfermée pendant une dizaine de jours dans l'église Union United Church de Saint-Henri afin d'éviter l'expulsion du Canada. Elle quittera ce sanctuaire le 30 octobre 2002, peu après l'annonce par les gouvernements fédéral et provincial de mesures particulières concernant les ressortissants algériens.

Sans devoir quitter le pays, les Algériens du Québec menacés d'expulsion pourront demander à Immigration Canada dans les 90 jours après le rejet de leur demande d'asile ou après la fin de leurs recours judiciaires, un certificat de résident permanent pour des motifs humanitaires. Après enquête et quelques démarches administratives, les personnes sélectionnées pourront recevoir des permis de résident permanent. Près de 1 069 Algériens pourront se prévaloir de cette nouvelle chance de faire progresser leur dossier. Selon le ministre fédéral de la Citoyenneté et de l'Immigration, Denis Coderre : «L'entente avec le Québec vise à ce qu'une personne dont la demande d'asile a été refusée puisse faire sa demande de résident permanent à partir du territoire québécois. La loi est très claire à ce sujet : lorsqu'une personne n'est pas considérée comme réfugiée, elle doit quitter le territoire pour faire une demande de résident permanent au Québec.» Les membres de la famille Seddiki-Bourouisa sont en bonne position pour recevoir leur certificat de résident selon Nadia Pollaert du Comité d'aide aux réfugiés : «Cette famille correspond très bien aux critères des autorités de l'Immigration. Les Seddiki-Bourouisa ont démontré qu'ils contribuent à la société québécoise par leur volonté de travailler et qu'ils se sont facilement adaptés ici. C'est très positif.» Le couple algérien a un enfant de deux ans, Ahmed, qui est citoyen canadien. Les parents se disent satisfaits de cet heureux dénouement. «Je suis très soulagée. Il faut cependant attendre la fin de toute cette histoire avant de célébrer la victoire. En attendant, nous pourrons au moins reprendre notre souffle», explique Yakout Seddiki. Pour sa part, le ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration du Québec, Rémy Trudel, note la grande collaboration du Canada dans ce dossier : «Je dois noter l'ouverture du gouvernement fédéral à la procédure québécoise suggérée et la réponse qui nous a été donnée rapidement pour dénouer cette situation qui est, c'est le moins que l'on puisse dire, pénible pour ces personnes vivant en terre québécoise».


En référence: La Presse, 31 octobre 2002, p.A3, 1er novembre 2002, p.A6.



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