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Ouverture d'un congrès de la Jeunesse ouvrière catholique à Montréal

13 juillet 1935

Trois ans après sa fondation, en 1932, la Jeunesse ouvrière catholique (JOC) du Canada tient un premier grand rassemblement à Montréal. Des jeunes qui proviennent de la métropole et de plusieurs régions du Québec participent aux différentes activités au programme : messe, défilés dans les rues, etc.

La JOC voit le jour en Europe au milieu des années 20. Encadré par des religieux, ce mouvement qui s'adresse plus particulièrement aux classes ouvrières se développe ensuite au Québec où plusieurs sections sont formées. Le mouvement jociste canadien est officiellement lancé en 1932. Il offre plusieurs services aux quelques 6 000 membres qu'il compte en 1935 -journal, service médical, camps d'été, etc.- , année au cours de laquelle un premier grand congrès est organisé à Montréal. Dans une des prières qu'ils récitent à cette occasion, le Jocistes font le serment «De garder notre foi, d'être soumis à nos chefs d'Action catholique, d'être fidèles à notre JOC, d'être fiers, puis joyeux et conquérants, de travailler à la conquête de la classe ouvrière. Nous le promettons à Jésus-ouvrier.» Des personnalités présentes, dont le rédacteur en chef du journal «Le Devoir», rendent hommage au jeune mouvement : «Vous avez désormais un actif qu'il vous faut développer au profit de la classe à laquelle vous appartenez; vous avez à faire la conquête de l'école, de la fabrique, de l'usine, mais il y a aussi autre chose, vous multiplierez les familles profondément chrétiennes.» Le clou de ce grand rassemblement est une soirée qui se déroule au Forum devant plusieurs milliers de personnes, dont le maire de Montréal, Camillien Houde, qui déclare : «La jeunesse de notre époque est appelée à se jeter à droite ou à gauche. La Jeunesse ouvrière catholique est de droite et je la salue avec respect et avec reconnaissance.» Après une période de croissance soutenue, la JOC connaîtra un ralentissement marqué pendant la Deuxième Guerre mondiale, particulièrement auprès des jeunes garçons.


En référence: Le Devoir, 13 juillet 1935, p.3, 15 juillet 1935, p.2.
En complément: Louise Bienvenue, Quand la jeunesse entre en scène : L'Action catholique avant la Révolution tranquille, Montréal, Boréal, 2003, p.52-55. Nive Vosine (avec Jean Hamelin et Nicole Gagnon), Histoire du catholicisme québécois, vol.3 : Le XXe siècle, tome 1, 1898-1940, Montréal, Boréal Express, p.419-432.



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