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Bilan du siècle
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L'histoire électorale du Québec de 1867 à 2017
Analyses, carnets électoraux, tableaux
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Jean-Herman Guay (politologue) et Serge Gaudreau (historien)

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Accession de Paul Martin au poste de chef du Parti libéral du Canada


Paul Martin, homme politique

14 novembre 2003

Les militants libéraux réunis au Air Canada Centre de Toronto choisissent l'ex-ministre des Finances du Canada, Paul Martin, pour succéder à Jean Chrétien à la tête du Parti libéral du Canada. Chrétien demeurera toutefois le premier ministre jusqu'à une date qui reste à déterminer.

Il n'y a pas de véritable suspense puisque Martin, dont les intentions sont connues depuis plusieurs années, devance facilement sa seule rivale, la ministre Sheila Copps, en obtenant l'appui de 94 % des 3 454 délégués appelés à voter. Fils d'un ex-ministre libéral qui a déjà tenté de devenir chef du Parti libéral du Canada (PLC), Martin, dont le nom est associé au redressement des finances publiques fédérales survenu au cours des années 90, était en brouille avec son chef depuis quelques temps. Considéré par plusieurs observateurs comme le candidat de l'aile droite du PLC, il profite de son discours pour réaffirmer sa foi dans les valeurs libérales : «Ma vision à moi est libérale. Je crois dans la liberté des individus. Je crois que la liberté est mieux assurée lorsque nous reconnaissons notre responsabilité collective les uns par rapport aux autres, et je crois que le rôle du gouvernement est d'incarner et d'honorer cet idéal.» Ce congrès, qui est marqué notamment par la présence de Bono, le chanteur du groupe U2, permet également aux militants de donner un dernier coup de chapeau au chef sortant, Jean Chrétien. Celui-ci est sur le point de mettre un terme à une carrière politique qui s'étale sur environ 40 ans. Le 13 novembre, Chrétien fait l'objet d'une fête au cours de laquelle il rappelle à son successeur l'importance de l'héritage libéral légué par les chefs précédents (Wilfrid Laurier, Lester B. Pearson, Pierre Elliott Trudeau, etc.). Selon Chrétien : «Les Canadiens doivent se méfier d'une droite qui fait passer les intérêts de Bay Street avant ceux de la rue Principale (...) Mes confrères libéraux, si vous ne retenez qu'une seule chose de mes propos de ce soir, que ce soit ceci : ne perdons jamais notre conscience sociale.» Malgré les appels à l'unité, des tensions persistent entre le premier ministre sortant et le nouveau chef. À cet égard, la décision de Jean Chrétien de proroger le Parlement jusqu'au 12 janvier est perçue comme un obstacle à la volonté de Paul Martin de déclencher des élections le plus tôt possible.


En référence: La Presse, 14 novembre 2003, p.1-A4; 15 novembre 2003, p.1-A3. Le Devoir, 14 novembre 2003, p.A3.



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