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Bilan du siècle
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Jean-Herman Guay (politologue) et Serge Gaudreau (historien)

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Tenue d’un référendum sur les « défusions » municipales dans plusieurs villes du Québec


Jean-Paul L'Allier, maire de Québec

20 juin 2004

La dernière étape prévue par la Loi 9, adoptée par le gouvernement libéral de Jean Charest, se déroule le 20 juin 2004 avec la tenue d’une série de référendums dans les villes où au moins 10% des citoyens ont apposé leurs signatures dans les registres rendus publics le 20 mai dernier.

Les deux grandes perdants de la journée sont Montréal et Longueuil qui sont amputés d’une partie importante de leur territoire. Sur l’île de Montréal, 15 des 22 municipalités où il y a référendum ont réuni les deux critères exigés pour une « défusion » : un appui supérieur à 50% du suffrage exprimé et un pourcentage de participation qui équivaut à 35% et plus des citoyens éligibles. Parmi les villes qui obtiennent le pourcentage le plus élevé, soulignons les noms de Baie-d’Urfé, l’Île-Dorval, Pointe-Claire, Senneville et Westmount. Se disant satisfait d’avoir gardé dans la ville unifiée LaSalle et Saint-Laurent et, en tout, plus de 1,6 millions d’habitants, soit 87% des habitants de l’ancien Montréal, le maire Gérald Tremblay déclare : « Montréal est plus fort qu’avant (…) Soyez assurés que je travaillerai à ce que la transition se fasse en douceur et qu’il n’y ait aucune instabilité qui pourrait nuire à notre développement. » Le maire Jacques Olivier essuie un échec retentissant à Longueuil alors que quatre des cinq villes en référendum –Boucherville, Brossard, Saint-Bruno, Saint-Lambert- optent pour la « défusion ». Le choc est moins grand à Québec où seulement deux villes sur douze remplissent les critères exigés par le gouvernement. Dans Saint-Foy, par exemple, une majorité se prononce en faveur du démantèlement, mais le pourcentage de participation ne suffit pas à enclencher le processus. Cette situation fait dire à l’ex-mairesse de l’endroit, Andrée Boucher : « Ce soir, les perdants gagnent et les gagnants perdent. » Enfin, soulignons que les villes de Gatineau, Sherbrooke, Lévis et Magog restent à peu près intactes au lendemain de ce scrutin controversé. Des élections seront tenues éventuellement dans les villes « défusionées » qui, il faut le préciser, ne retrouvent pas tous les pouvoirs qu’elles possédaient avant les « fusions forcées » décrétées par le gouvernement du Parti québécois quelques années auparavant.


En référence: Le Devoir, 21 juin 2004, p. et A8. La Presse, 21 juin 2004, p.p.1-A7 et A9; 22 juin 2004, p.1, A3-A5.



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