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Jean-Herman Guay (politologue) et Serge Gaudreau (historien)

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Début du voyage en Europe du premier ministre du Québec, Jean Charest


Jean Charest, homme politique

6 juillet 2006

Le premier ministre québécois Jean Charest entreprend un voyage de 13 jours qui l'amène dans plusieurs pays d'Europe. Un des faits saillants de cette tournée est la déclaration qu'il fait sur un plateau de télévision relativement à la capacité financière du Québec de devenir souverain.

De nombreuses rencontres sont au menu de ce voyage qui amène le premier ministre québécois en France, en Autriche et en Allemagne. Jean Charest a notamment l'occasion d'échanger avec le premier ministre français Dominique de Villepin ainsi que le secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie, Abdou Diouf. Le 20 juillet, il renoue avec le président Jacques Chirac lors d'une rencontre qui se déroule à l'Élysée. Quelques annonces économiques sont faites au cours du voyage. Mais les sujets de discussion sont variés, le premier ministre abordant plusieurs questions (fêtes du 400e anniversaire de la Ville de Québec, place de la diplomatie québécoise dans le monde, environnement, etc.) avec ses interlocuteurs. L'événement le plus commenté est sans contredit la participation de Charest à l'émission télévisée Le Grand rendez-vous. Interrogé sur la viabilité économique d'un Québec souverain, il répond : «que la question aujourd'hui en 2006 n'est plus de savoir: est-ce qu'on a les moyens financièrement, est-ce qu'on serait...? Oui, nous avons les moyens. Ça, personne remet en question la capacité du Québec financièrement.» Ce à quoi il ajoute : «Sauf que la vraie question est la suivante: qu'est-ce qui est dans notre intérêt à nous? Qu'est-ce qui est le mieux pour le Québec? Et quand on pense à... à l'avenir, du Québec, par exemple, le fait d'être inclus dans le Canada nous permet d'être au G-8. Nous permet d'avoir un plus grand rayonnement sur la planète, ça nous permet également de mettre en commun des services. Ça nous permet de partager des ressources naturelles. Par exemple, les ressources pétrolières ne sont pas au Québec, elles sont dans l'Ouest. Et actuellement, avec le prix du pétrole à 75 dollars le baril, c'est intéressant de voir à quel point ça génère des revenus pour l'État canadien. Et comme il y a chez nous un système de partage à l'intérieur du Canada... Il y a des valeurs partagées avec les autres citoyens canadiens. Alors il y a là un avenir qui nous permet de... d'affirmer notre identité, mais aussi de partager avec nos voisins.» Cette déclaration crée des remous au Québec, les souverainistes mettant l'accent sur la reconnaissance par le premier ministre de la viabilité d'un Québec indépendant. Celui-ci s'assurera toutefois de nuancer ses propos dans les heures et les jours qui suivront la présentation de l'émission.


En référence: Le Devoir, 7 juillet 2006, p. A3; 8 juillet 2006, p. A3; 21 juillet 2006, p. A4. La Presse, 8 juillet 2006, p. A2; 11 juillet 2006, p. A15.



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