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Bilan du siècle
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L'histoire électorale du Québec de 1867 à 2017
Analyses, carnets électoraux, tableaux
500 pages documentées et référencées
Jean-Herman Guay (politologue) et Serge Gaudreau (historien)

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Démission du chef du Parti québécois, André Boislcair


André Boisclair, homme politique

7 mai 2007

Quelques semaines après la performance décevante du Parti québécois (PQ) aux élections législatives du 26 mars, le chef André Boisclair annonce qu'il abandonne les guides de sa formation. La nouvelle plonge le PQ dans une deuxième course au leadership en moins de deux ans.

Le leadership de Boisclair, qui conservera son poste de député de Pointe-aux-Trembles, a subi plusieurs assauts depuis la course à l'investiture du parti, en 2005. La défaite électorale du 26 mars 2007 amplifie la grogne, alimentant les rumeurs sur l'avenir du jeune chef de 41 ans à la tête du PQ. Sentant la pression s'accentuer sur lui, celui-ci se livre au début du mois de mai à une sortie contre le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, qu'il accuse de manoeuvrer pour le remplacer dans ses fonctions. Les propos de Boisclair soulèvent un tollé, même dans les rangs souverainistes où ses appuis sont de plus en plus fragiles. Le 8 mai, il annonce sa démission comme chef du PQ, décision qu'il justifie dans ces termes : «Après le résultat des élections du 26 mars, le Parti québécois devait prendre acte du jugement des Québécois et procéder à une réflexion profonde sur ses orientations et aussi sur ses façons de gouverner. Il était normal aussi que le parti évalue mon leadership dans ce nouveau contexte. J'assume d'ailleurs avec humilité ma part de responsabilité dans la défaite. Toutefois, l'intensité de la remise en question du leadership ne me permet pas de procéder à l'essentielle réflexion que doit faire le parti sur le fond des choses dans la sérénité nécessaire pour conduire un tel exercice.» Peu de temps après cette annonce, Gilles Duceppe et l'ex-ministre péquiste Pauline Marois expriment leur désir de succéder à Boisclair. Mais le chef bloquiste reviendra rapidement sur sa décision, laissant le champ libre à Pauline Marois qui s'impose dès lors comme la grande favorite.


En référence: Le Devoir, 8 mai 2007, p. A1, A3; 9 mai 2007, p. A1-A3, A7-A8; La Presse, 8 mai 2007, p. A1, A9; 9 mai 2007, p. A1-A14, A16, A18, A33-A34. http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2007/05/08/002-boisclair-demission.shtml?ref=rss



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