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Discours du président français Nicolas Sarkozy devant l'Assemblée nationale du Québec

17 octobre 2008

De nombreuses personnalités assistent au discours que prononce le président français Nicolas Sarkozy devant l'Assemblée nationale du Québec. Cet événement, une première, est vite éclipsé par les propos que tient le président par la suite, en conférence de presse, à l'effet que le monde n'a pas besoin d'une «division supplémentaire».

Un an après son élection, le président Nicolas Sarkozy est de passage au Québec pour la première fois. Il effectue cette visite dans le cadre du Sommet de la Francophonie qui se déroule pour la deuxième fois au Québec. Il s'agit d'un des nombreux événements qui se déroulent dans la capitale en 2008 à l'occasion de son 400e anniversaire. La venue du président est attendue depuis longtemps. Le 17 octobre, il prononce même un discours devant l'Assemblée nationale du Québec, une première pour un chef d'État français. À cette occasion, Sarkozy parle, entre autres, des liens particuliers qui unissent la France et le Québec, et il souligne son admiration pour le Québec «qui défend sa langue et son identité» sans se replier sur lui-même. Lors de la conférence de presse qui suit, et à laquelle participe le premier ministre canadien Stephen Harper, le président élabore sur une autre dimension de cette relation lorsqu'il affirme : «J'ai toujours été un ami du Canada. Parce que le Canada a toujours été un allié de la France, qu'il est membre du G8. Et franchement, s'il y a quelqu'un qui vient me dire que le monde a besoin aujourd'hui d'une division supplémentaire, c'est qu'on ne fait pas la même lecture du monde.» Considérée comme une intrusion dans le débat constitutionnel canadien, cette réponse de Sarkozy provoque du ressentiment chez les souverainistes. Pauline Marois et Gilles Duceppe, qui sont respectivement chefs du Parti et du Bloc québécois, expriment dans une lettre leur irritation pour les propos du président français, précisant «que jamais un chef d'État étranger n'a autant manqué de respect aux plus de deux millions de Québécois qui se sont prononcés pour la souveraineté.» Sarkozy y répondra peu de temps après par une lettre au ton cordial.


En référence: La Presse, 18 octobre 2008, p. 1 et al.; Le Devoir, 18 octobre 2008, p. 1 et al.; http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2008/10/18/001-parizeau-sarkozy.shtml



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