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Bilan du siècle
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L'histoire électorale du Québec de 1867 à 2017
Analyses, carnets électoraux, tableaux
500 pages documentées et référencées
Jean-Herman Guay (politologue) et Serge Gaudreau (historien)

Disponible aux Presses de l'Université Laval
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Élection du Parti québécois de Pauline Marois à l'Assemblée nationale du Québec

4 septembre 2012

Le Parti québécois (PQ), dirigé par Pauline Marois, remporte les élections générales avec 31,9% des voix. Il fait élire 54 députés contre 50 pour son plus proche adversaire, le Parti libéral du Québec (PLQ) de Jean Charest.

La contestation étudiante - le « printemps érable » - et la reprise éventuelle des travaux de la Commission Charbonneau sur la corruption dans le milieu de la construction constituent la toile de fond au lancement de cette campagne électorale qui se tient en plein été, un fait assez rare au Québec. Malgré un fort taux d'insatisfaction, le PLQ de Jean Charest talonne le PQ de Pauline Marois dans les premiers sondages. L'annonce de la candidature de Jacques Duchesneau, un ex-chef de police de la Communauté urbaine de Montréal qui a dirigé l'Unité anti-collusion, contribue toutefois à donner un nouvel élan à la Coalition avenir Québec (CAQ) de François Legault. Cette nouvelle formation, née en 2011, mise sur le thème de l'intégrité et du « ménage à faire » dans les dépenses de l'État pour séduire les électeurs. Dans certains sondages, elle se hisse à la hauteur du PLQ et donne même l'impression qu'elle pourrait former l'opposition officielle. La campagne de 2012 est marquée par quatre débats télévisés - 19 au 22 août - , dont trois face-à-face, qui sont suivis avec intérêt dans les foyers québécois. Une surprise est la prestation de la co-porte-parole de Québec solidaire (QS), Françoise David. Ce parti de gauche souhaite faire une percée dans quelques circonscriptions de Montréal. Le 4 septembre, le PQ obtient une victoire très serrée avec 54 sièges (31,9% des votes), ce qui le laisse nettement à court d'un gouvernement majoritaire. Le PLQ, avec 50 sièges et 31,2% des voix, étonne, alors que la CAQ déçoit quelque peu avec 19 sièges, malgré l'appui de 27,1% des électeurs. Pour sa part, QS double sa représentation à l'Assemblée nationale avec la victoire de David dans Gouin, qui ira rejoindre Amir Khadir, réélu dans Mercier. La victoire du PQ fera de Pauline Marois la première femme premier ministre de l'histoire du Québec, alors que la défaite de Jean Charest dans Sherbrooke ouvre la porte aux spéculations sur son avenir politique. De fait, le lendemain, celui-ci annonce qu'il quitte la direction du PLQ. Enfin, le taux de participation de 74,6% marque une nette progression par rapport à 2008. Seulement 57% des électeurs québécois s'étaient alors rendus aux urnes.


En référence: La Presse, 5 septembre 2012, p. 1 et al.; Le Devoir, 5 septembre 2012, p. 1 et al.; http://www.radio-canada.ca/sujet/elections-quebec-2012/2012/09/04/013-soiree-electorale-resultats.shtml



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