Université de Sherbrooke    Lettres et sciences humaines   École de politique appliquée
Bilan du siècle
Site encyclopédique sur l'histoire du Québec depuis 1900
Mots-clé       Catégories       Années       Élections       Repères            


Fondation de la Centrale des syndicats démocratiques

22 mai 1972

La tournure prise par les négociations du Front commun intersyndical entraîne une scission au sein de la Confédération des syndicats nationaux (CSN). Des membres déçus fondent une autre centrale, la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), qui accueille entre 25 000 et 30 000 membres, en majorité du secteur industriel.

Face à l'adoption d'une loi spéciale qui force le retour au travail des grévistes du Front commun, les dirigeants syndicaux ont deux options : obtempérer ou désobéir. Le président et le secrétaire de la CSN, Marcel Pepin et Raymond Parent, optent pour la désobéissance. Le vice-président Paul-Émile Dalpé, le trésorier Jacques Dion et le directeur des services, Amédée Daigle, que l'on surnomment les «trois D», se prononcent de leur côté pour l'obéissance. Le bureau confédéral opte de son côté pour la position du président, ce qui constitue un désaveu de la position des «trois D». Le 17 mai, Michel Chartrand , président du Conseil central de Montréal, propose une motion de blâme contre les «trois D». Lors d'une rencontre, ceux-ci admettent hésiter entre deux options : reprendre le contrôle de la CSN ou créer une nouvelle centrale. Sur 1 044 votants, 758 sont en faveur de la création d'une nouvelle centrale et 266 proposent un nettoyage au sein de la CSN. Les sujets de dissidence sont : «la politisation du conflit dans le secteur public, le principe des fronts communs avec d'autres centrales syndicales et l'attitude de Marcel Pepin dont l'emprisonnement devait servir à faire de lui un martyr pour assurer sa réélection au congrès.» Quelques jours plus tard, on annonce la fondation de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), une nouvelle centrale qui réunira entre 25 000 et 30 000 membres de la CSN, principalement du secteur industriel. La CSD se définit par opposition à la CSN. Elle se propose de défendre les valeurs que, selon ses chefs, la CSN a laissées de côté : démocratie syndicale, indépendance politique et méfiance à l'égard des modèles idéologiques.


En référence: Jacques Rouillard, Histoire du syndicalisme québécois, Montréal, Boréal, 1989, p.332-337. Jacques Rouilard, Histoire de la CSN: 1921-1981, Montréal, CSN et Boréal express, 1981, p.236-243.



Sur Bilan du siècle

Guide de Recherche
Partenanires du Bilan
À propos du Bilan du siècle
Élections générales
Politique et société

Liens externes

Perspective monde
Dimension
Institut de la statistique du Québec
Observatoire des politiques publiques
Cahiers de recherche

Textes et sites

L'impasse souverainiste
Tous dans la classe moyenne
Taxation et budgets: l'opinion publique québécoise
La société du patrimoine politique du Québec
Options politiques

Directeur: Jean-Herman Guay Tous droits réservés - Bilan du Siècle     Université de Sherbrooke