Université de Sherbrooke    Lettres et sciences humaines   École de politique appliquée
Bilan du siècle
Site encyclopédique sur l'histoire du Québec depuis 1900
L'histoire électorale du Québec de 1867 à 2017
Analyses, carnets électoraux, tableaux
500 pages documentées et référencées
Jean-Herman Guay (politologue) et Serge Gaudreau (historien)

Disponible aux Presses de l'Université Laval
Disponible sur Amazon
Mots-clé       Catégories       Années       Élections       Repères            


Actes de violence à la baie James


Travailleur de la construction à la baie James

21 mars 1974

Plusieurs centaines de travailleurs débraient sur un des chantiers de la baie James. Des actes de violence se multiplient alors que membres du Conseil central de la construction, affiliés à la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), saccagent et mettent à feu le campement LG-2, situé sur les bords de la rivière La Grande. Au coeur de la dispute : la rivalité qui oppose la FTQ et sa rivale, la Confédération des syndicats nationaux (CSN), pour la syndicalisation des employés du chantier de la baie James.

Des roulottes sont renversées et des génératrices mises hors d'état pendant ce déferlement de violence. Les coûts directs et indirects du «saccage de la baie James» s'élèveraient à une trentaine de millions de dollars, une somme astronomique pour l'époque. Les activités sur ce chantier ne reprendront que le 9 mai. Cet événement jouera un rôle déclencheur dans la décision du gouvernement libéral de Robert Bourassa d'instaurer, en mai 1974, une commission chargée d'enquêter sur la liberté syndicale dans les chantiers de construction. Elle sera présidée par le juge Robert Cliche qui sera épaulé dans ses fonctions par deux avocats que l'on retrouvera plus tard en politique, Brian Mulroney et Guy Chevrette. Cette commission révélera au grand jour plusieurs pratiques syndicales indésirables, pointant particulièrement du doigt la FTQ et le Conseil des métiers de la construction dont le directeur général, André Desjardins, devra démissionner.


En référence: Jacques Rouillard, Histoire du syndicalisme québécois, Montréal, Boréal, 1989, p.315-318.
En complément: Clarence Hogue, André Bolduc et Daniel Larouche, Québec : un siècle d'électricité, Montréal, Libre Expression, 1979, p.353-386. Louis Fournier, Histoire de la FTQ, 1965-1992 : la plus grande centrale syndicale au Québec, Montréal, Québec/Amérique, 1994, p.105-113. Sean McCutcheon, Electric Rivers : the Story of the James Bay Project, Montréal ; New York, Black Rose Books, 1991, 194 p.
Crédits pour la photo: Année: 1973. © nd Auteur: inconnu. Commanditaire: Archives CSN. Référence: Archives CSN.



Sur Bilan du siècle

Élections générales
Politique et société

Liens externes

Perspective monde
Dimension
Institut de la statistique du Québec
Observatoire des politiques publiques
Cahiers de recherche

Textes et sites

L'impasse souverainiste
Tous dans la classe moyenne
Taxation et budgets: l'opinion publique québécoise
La société du patrimoine politique du Québec
Options politiques

Directeur: Jean-Herman Guay Tous droits réservés - Bilan du Siècle     Université de Sherbrooke