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Dépôt d'un projet de loi sur l'abolition de la censure au cinéma


Denis Hardy, ministre des Affaires culturelles du Québec

11 juin 1975

Le ministre des Affaires culturelles du Québec, Denis Hardy, dépose un projet de loi favorable à l'abolition de la censure au cinéma.

Ce projet de loi sur le cinéma, attendu depuis plus de 10 ans, est en fait la modification d'un premier «bill» élaboré il y a deux mois. Contenant maintenant 104 articles, soit 14 de plus que dans le premier projet de loi, il résume les principaux objectifs poursuivis par le ministre qui sont la promotion du cinéma québécois, la diffusion de la culture cinématographique et la consolidation de l'infrastructure gouvernementale et privée. Tout au long du projet de loi, on fait plusieurs références à l'importance de la disponibilité et du libre choix des films. Concernant la section relative à l'information, à la classification et à l'admission aux projections publiques, on prévoit que le ministère ne pourra plus rejeter de films, le code criminel étant dorénavant la seule barrière avec une nouvelle catégorie de films pour «adultes avec réserves». De plus, à la suite d'ententes avec le ministre, l'Institut québécois du cinéma aura pour mandat de «répartir, en veillant à la liberté de création et d'expression, ainsi qu'à la liberté de choix des consommateurs, les fonds que l'État destine au secteur privé». Un système de classement, avec avertissement lorsque nécessaire, sera mis en place afin de classer les films selon l'âge des publics visés. Le projet de loi prévoit de plus que le distributeur pourra lui-même suggérer une classification pour ses films. Le ministre estime que «le projet de loi remanié concilie la liberté et l'autonomie nécessaire au milieu cinématographique et la responsabilité gouvernementale, et constitue la réconciliation des deux écoles, celle qui veut que le ministre prenne tout en charge et celle qui souhaite une régie ou un institut qui serait en quelque sorte un «mini-ministère des Affaires culturelles dans le domaine cinématographique»».


En référence: Le Devoir, 11 juin 1975, p.1,6.



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