
Une pendaison à Hull au début du siècle.Année: 1902. © nd Auteur: inconnu. Commanditaire: Archives publiques du Canada. Référence: Archives publiques du Canada.
[14 juillet 1976]
Après plusieurs semaines de discussions animées, l'adoption de la Loi C-84 abolissant la peine de mort est votée à la Chambre des communes par 130 voix contre 124. La peine capitale sera remplacée par l'emprisonnement à perpétuité.
À cette occasion, tous les chefs de partis (Pierre Elliott Trudeau , Robert Stanfield, Ed Broadbent)sont favorables à l'abolition de la peine de mort, sauf le Créditiste Réal Caouette . Le noyau de la contestation provient à la fois des députés créditistes et des progressistes-conservateurs. Le vote des députés du Québec est également fort partagé sur cete question. Il n'y a pas eu de pendaison au Canada depuis 1962. Le 30 juin 1987, les députés se prononceront à nouveau sur cette question à la Chambre des communes. Ils repousseront le rétablissement de la peine de mort par 148 votes contre 127.
En référence: La Presse, 23 juin 1976, p.1 et A6. L'Encyclopédie du Canada : édition 2000, Montréal, Stanké, 2000, p.1835.
En complément: Mathieu Bureau, L'abolition de la peine de mort au Canada : le discours politique et l'opinion publique lors des débats de 1966-1967, 1973 et 1976, Sherbrooke, Université de Sherbrooke, 2000, 108 p. André Lussier, Les visages de l'intolérance au Québec : textes d'hier et d'aujourd'hui, Québec, Éditions du Septentrion, 1997, 244 p. Frank W. Andersen, A Concise History of Capital Punishment in Canada, Calgary, Frontier Pub, 1973, 79 p. David B. Chandler, Capital Punishment in Canada : a Sociological Study of Repressive Law, Ottawa, Institute of Canadian Studies, Carleton University, 1976, 224 p. . H. S. Jayewardene, The Penalty of Death : the Canadian Experiment, Toronto, Lexington Books, 1977, 125 p.
