Adoption d'une loi spéciale pour forcer le retour au travail des infirmières du Québec

 


Une infirmière se prépare à prendre des rayons X d'une patiente.Année: 1970. © Antoine Desilets Auteur: Antoine Desilets. Référence: Archives nationales du Québec, à Montréal Fonds Antoine Desilets cote: p697524.

[23 juillet 1976]

En réponse à la demande d'aide de l'Association des hôpitaux du Québec, l'Assemblée nationale est convoquée en séance spéciale pour forcer le retour au travail des infirmières affiliées à la Fédération des infirmiers et infirmières du Québec.

Le gouvernement libéral de Robert Bourassa fait alors l'adoption de la Loi 61 qui oblige les 5 500 syndiqués à rentrer au travail le 26 juillet à partir de minuit. Pour chaque journée d'infraction, on prévoit une coupure de 10 % sur la rétroactivité salariale. De plus, le syndicat peut écoper d'une amende de 100 à 10 000 $ par jour de grève illégales. Cette amende peut s'élever entre 50 $ et 250 $ par individu, par jour.


En référence: Le Devoir, 23 juillet 1976, p.1,2. 24 juillet 1976, p.1 et 6.
En complément: Jacques Rouillard, Histoire du syndicalisme québécois, Montréal, Boréal, 1989, p.383-385.

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