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Bilan du siècle
Site encyclopédique sur l'histoire du Québec depuis 1900
L'histoire électorale du Québec de 1867 à 2017
Analyses, carnets électoraux, tableaux
500 pages documentées et référencées
Jean-Herman Guay (politologue) et Serge Gaudreau (historien)

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Création de la Commission des normes du travail


Travail à la ligue antichômage de Montréal

16 avril 1980

Le gouvernement du Parti québécois (PQ) dirigé par René Lévesque met en vigueur la Loi 126 qui a été votée le 22 juin 1979.

Jean-Marc Béliveau assumera la présidence de la nouvelle Commission des normes du travail. Cette institution aura le mandat d'informer la population sur les normes du travail, de surveiller l'application de celles-ci et de recevoir les plaintes s'il y a lieu. Elle aura également le pouvoir de mettre sur pied des commissions d'enquête, d'émettre des amendes, etc. Par cette loi, la semaine de travail est officialisée à 44 heures semaines et on reconnaît l'existence de six jours fériés sur une base annuelle. Le Conseil du patronat du Québec (CPQ) a maintes fois répété son objection au mode de financement de la Commission des normes du travail. Dans les autres juridictions, du moins canadiennes, le financement de la Commission des normes minimales ou de son équivalent (Minimum Wage Board, Labour Standards Branch, etc.) est assumé par le Trésor public : l'ensemble de la société prend donc en charge les coûts reliés à l'administration de l'application des normes minimales. Mais au Québec, les frais reliés à l'administration de la loi incombent exclusivement aux employeurs, au moyen d'un prélèvement sur la masse salariale. Le CPQ n'a jamais accepté qu'on impose à l'employeur québécois un fardeau que les autres législateurs font assumer à l'ensemble de la société. Pis encore, au cours des années, le gouvernement, en plus de s'accaparer des réserves accumulées par la Commission, lesquelles visent essentiellement à réduire les cotisations des employeurs et non à garnir les coffres de l'État, a demandé à la Commission de financer certaines dépenses du ministère du Travail. Dans chaque cas, le CPQ s'est opposé à ce type de financement, mais il n'a pu que contenir l'importance du quantum demandé sans jamais empêcher le financement lui-même.


En référence: Le Devoir, 17 avril 1980, p.3.
En complément: Ghislain Dufour, Ghislain Dufour témoigne des 30 ans du CPQ: le Conseil du patronat du Québec: 30 ans au coeur de l'action 1969-1999, Coll. «Les affaires», Montréal, Transcontinental, 2000, p.118 et 119. http://www.cnt.gouv.qc.ca/fr/commission/pouvoirs.asp
Crédits pour la photo: Année: 1979. © Office du film du Québec Auteur: Adrien Hubert. Référence: Archives nationales du Québec, à Montréal Fonds E6, S7, cote: p790262.



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