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Bilan du siècle
Site encyclopédique sur l'histoire du Québec depuis 1900
L'histoire électorale du Québec de 1867 à 2017
Analyses, carnets électoraux, tableaux
500 pages documentées et référencées
Jean-Herman Guay (politologue) et Serge Gaudreau (historien)

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Annonce d'importantes coupures chez Via Rail

4 octobre 1989

Le ministre fédéral des Transports, Benoit Bouchard, annonce que d'importantes coupures de personnel seront effectuées chez Via Rail à compter du 15 janvier 1990. Au Québec seulement, 994 postes seront coupés.

Au total, 2 761 personnes seront mises à pied à travers le Canada, c'est-à-dire 38 % des 7 300 employés de Via Rail. Les indemnités de cessation d'emploi coûteront 140 millions de dollars à la compagnie au cours des cinq premières années et certains employés congédiés appartenant à la «Fraternité des cheminots» recevront leur plein salaire jusqu'à l'âge de la retraite. Via Rail ne conservera que 51 % de son réseau actuel, fermant des liaisons telles que Montréal-Sherbrooke et le transcontinental appelé «Le Canadien», qui va de Montréal à Vancouver. Grâce à ces coupures, le gouvernement fédéral entend faire des économies de 1 milliard de dollars en cinq ans. Malgré ces économies, le gouvernement conservateur de Brian Mulroney se fait accuser par les Libéraux et les Néo-démocrates de vouloir détruire un des éléments importants de l'unité nationale en procédant à la mise au rancart de la moitié des services fournis par Via Rail. Le chef libéral John Turner souligne que la Colombie-Britannique est entrée dans la Confédération, en 1871, à la condition qu'elle soit reliée au reste du pays par le train. Selon lui, «Nous assistons aujourd'hui à un bris d'une garantie constitutionnelle donnée à cette province». À Québec, tant dans les rangs libéraux que péquistes, on accuse le ministre Bouchard de faire porter tout le poids des coupures sur le Québec, soit la moitié des emplois concernés par la restructuration. Chez les Libéraux québécois, on va même jusqu'à demander aux Conservateurs de Mulroney de faire la preuve que le fédéralisme peut encore servir le Québec.


En référence: La Presse, 5 octobre 1989 p.A1 et A6



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