Le tramway no 529 sur la rue Notre-Dame.Année: 1906. © Musée McCord Auteur: Inconnu. Commanditaire: . Référence: MP-1986.53.6
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[6 février 1903]
Les 1 500 employés de tramways de Montréal entrent en grève contre leur employeur, la Montreal Street Railway Co.. Malgré des défilés monstres sur les rues Sainte-Catherine et Saint-Laurent, l'arrêt de travail se déroule dans le calme, la majorité des citoyens appuyant le mouvement de grève qui a pour but l'amélioration des conditions de travail et la reconnaissance du syndicat.
Forcés de se rendre au travail à pied, les Montréalais parcourent des distances allant parfois de 4 à 5 milles. De leur côté, les cochers font des affaires d'or. Pour leur part, les dirigeants de la compagnie déclarent: «la compagnie croit que l'attitude d'un grand nombre de ses employés de cette catégorie (les tramways) a manqué de sagesse..» Deux jours après le déclenchement de la grève, la Montreal Street Railway Co. accordera une augmentation salariale de 10 % et acceptera de reconnaître l'Union des employés de tramways. Les hésitations de la compagnie à tenir cette dernière promesse sera à l'origine d'un autre conflit, trois mois plus tard. Cette fois, la présence de briseurs de grève entraînera des actes de violence.
En référence: La Presse, 6 février 1903, p.1 et 2, 7 février 1903, p.1 et 9 février 1903, p.1, 5-7.
En complément: Jacques Rouillard, Histoire du syndicalisme québécois, Montréal, Boréal, 1989, 535 pages. J.M. Lajeunesse, Histoire du transport en commun à Montreal, Montréal, Apollon, 1973, 159 p. Centrale de l'enseignement du Québec, Histoire du mouvement ouvrier au Québec (1825-1976): 150 ans de luttes, Montréal, CEQ-CSN, 1979, p. 91-92. Gilles Bergeron, «La belle époque des tramways», Cap-aux-Diamants, v.5, n.4, hiver 1990, p.19-22.
