
Grève des ouvrières du vêtement.Année: 1937. © nd Auteur: inconnu. Commanditaire: Archives de la FTQ. Référence: Archives de la FTQ.
[15 avril 1937]
Plus de 5 000 ouvrières (et quelques ouvriers) de l'industrie du vêtement se mobilisent et déclenchent une grève qui durera 25 jours. Les deux instigatrices du mouvement, Léa Roback
et Rose Pesotta
, ont réussi à convaincre les ouvrières de l'importance du syndicat dans l'amélioration des conditions de travail des femmes.
Les «ouvrières de la robe», comme on les appelle, seront les premières à défier la «Loi du cadenas» qu'a fait adopter le gouvernement unioniste de Maurice Duplessis . Elles obtiennent la reconnaissance syndicale et un premier contrat de travail qui prévoit une semaine de travail de 44 heures et un salaire hebdomadaire moyen de 16 $. La «grève de la guenille» permettra à la population de constater le sérieux du premier mininstre Duplessis dans ses menaces d'arrestations contre toute personne soupçonnée de propager le communisme.
En référence: Collectif Clio, L'histoire des femmes au Québec depuis quatre siècles, Montréal, Quinze, 1982 p.296. Jacques Rouillard, Histoire du syndicalisme québécois, Montréal, Boréal, 1989, 535 pages.
En complément: Confédération des syndicats nationaux - Centrale de l'enseignement du Québec, Histoire du mouvement ouvrier au Québec (1825-1976), Beauceville, CSN - CEQ, 1979, p.92-95.
