
Maurice Duplessis, premier ministre du Québec.Année: 1950. © nd Auteur: Inconnu. Référence: Archives de Roland Lemire.
[1 septembre 1937]
Le gouvernement unioniste de Maurice Duplessis
adopte la Loi des salaires raisonnables qui deviendra plus tard la loi du salaire minimum.
La Loi des salaires raisonnables permet l'établissement d'un salaire minimum légal. Par ailleurs, le gouvernement met également sur pied l'Office des salaires raisonnables, un tribunal d'arbitrage chargé de se pencher sur les questions de salaires et de conditions de travail, mais dont les recommandations ne sont pas exécutoires. Même si cette nouvelle structure offre certains avantages aux travailleurs, elle est regardée avec suspicion par le mouvement syndical qui préfère des règlements fondés sur des conventions collectives. Cette méfiance existe aussi à l'endroit du gouvernement unioniste de Maurice Duplessis . Ce dernier s'oppose au principe de l'atelier fermé et à la tenue de grèves qu'il considère comme un facteur de désordre. L'Office des salaires raisonnables servira notamment à dénouer la grève du textile de 1937, avant qu'une convention collective ne soit signée entre la Dominion Textile et les travailleurs affiliés à la Confédération des travailleurs catholiques du Canada (CTCC), à l'automne 1937.
En référence: Jacques Rouillard, Histoire du syndicalisme québécois, Montréal, Boréal, 1989, p.169-174. Centrale de l'enseignement du Québec-Confédération des syndicats nationaux, Histoire du mouvement ouvrier au Québec: 150 ans de lutte, CEQ-CSN, 1984, p.134-135. Conrad Black, Duplessis: l'ascension, Montréal, éd. de l'Homme, 1977, p.278-281, 285-291.
En complément: Alfred Charpentier, Montée triomphante de la C.T.C.C., historique de la Confédération des travailleurs catholiques du Canada inc. de 1921 à 1951, Montréal, s.n., 1951, 123 p.
